FLASH INFO – À compter du mardi 20 janvier 2026, la détention, le transport et la consommation de protoxyde d’azote à des fins détournées sont interdits sur l’ensemble des voies et espaces publics du département de l’Isère. Cette décision, annoncée par la préfète Catherine Séguin, s’inscrit dans une volonté de lutter contre les dangers liés à l’usage récréatif de ce gaz, de plus en plus répandu parmi les jeunes.
Le protoxyde d’azote à des fins détournées est strictement interdit dans tous les espaces publics du département de l’Isère à compter du mardi 20 janvier 2026. C’est la décision prise par la préfète de l’Isère, Catherine Séguin, face à la recrudescence des usages récréatifs de ce gaz aux conséquences sanitaires parfois dramatiques.
Une réponse ferme à un phénomène en expansion
L’arrêté préfectoral vise spécifiquement les cartouches, ballons et bouteilles de protoxyde d’azote, souvent détournés de leur usage initial (médical ou agroalimentaire) pour leurs effets euphorisants. Un usage qui s’est démocratisé ces dernières années, notamment lors de rassemblements festifs ou dans les espaces publics.

En avril 2024, la Métropole de Grenoble avait mené des ateliers de sensibilisation sur les risques du protoxyde d’azote, de plus en plus populaire chez les jeunes.
Cette mesure départementale s’inscrit dans la continuité des arrêtés déjà pris par plusieurs préfets de la région Auvergne Rhône-Alpes ces dernières semaines. La Ville de Grenoble avait également déjà pris un arrêté municipal le 5 mai 2025, interdisant la détention, l’utilisation, le dépôt et l’abandon sur l’espace public de cartouches de gaz de protoxyde d’azote. En étendant cette interdiction à l’ensemble du territoire, la préfecture de l’Isère renforce ainsi la cohérence des actions menées sur le terrain et envoie un signal fort contre cette pratique à risque.
Un enjeu de santé publique, notamment chez les jeunes
Le protoxyde d’azote, aussi appelé “gaz hilarant”, est devenu un sujet de préoccupation majeur pour les autorités sanitaires. La préfète justifie ainsi cette mesure par les risques graves pour la santé : « asphyxie, perte de connaissance, brûlures dues au froid du gaz, mais aussi, en cas d’usage régulier et à forte dose, des atteintes à la moelle épinière, des carences et des troubles psychiques ».
« La santé des jeunes est une priorité absolue »
En Isère, cette pratique a en outre déjà conduit à des situations à risque chez des enfants et adolescents. « La santé des jeunes est une priorité absolue », affirme ainsi Catherine Séguin. La préfecture invite par ailleurs les parents, éducateurs et acteurs de terrain à rester vigilants face à ce phénomène.
Cette interdiction s’inscrit dans une dynamique plus large de prévention des conduites à risque chez les jeunes. Les services de l’État, en collaboration avec les collectivités locales, prévoient notamment des actions de sensibilisation pour informer sur les dangers du protoxyde d’azote et promouvoir des alternatives saines. L’arrêté rappelle également qu’inciter un mineur à faire un usage détourné du protoxyde d’azote est passible d’une amende de 15 000 euros.








3 réflexions sur « « La santé des jeunes est une priorité » : le protoxyde d’azote désormais interdit en Isère »
Les jeunes trouveront toujours un moyen de se défoncer la crâne… laisser telle substance en libre distribution ou en interdire telle autre n’y change malheureusement pas grand chose. Personnellement, je suis moins inquièt de voir des jeunes fumer du cannabis que de les voir jouer au jeux du foulard ou sniffer de l’eau écarlate.
Peut-être qu’un jour les autorités comprendront que les consommations addictives à risques, « la défonce » comme on dit, sont un symptôme de la précarité et de la casse sociale : une conséquence, pas une cause.
Et si on suit la logistique de répression, quand est ce qu’on interdit la production, la détention, le transport et la consommation d’alcool !?!?
Les acteurs locaux et régionaux ne sont pas fichus d’apporter une aide financière !!! C’est honteux vu ce qu’on galère dès qu’on a une urgence médicale.
Cette interdiction d’une substance fortement nocive qui était en vente libre montre combien est irresponsable la demande que font les LFIcolos de Piolle-Ruffin pour la légalisation du shit.
Entre autres effets destructeurs, le haschich impacte l’intelligence et augmente le risque de troubles psychiatriques, dépressifs, schizophréniques.
https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/drogues-medicaments/cannabis/effets-sante/effets.html