FOCUS – La CGT du Centre hospitalier Alpes-Isère (Chai) de Saint-Égrève continue de s’opposer à la réorganisation du temps de travail. C’est, cette fois, la modification des roulements qui pose problème au syndicat, lequel dénonce une mesure susceptible « d’accentuer l’épuisement professionnel [et] de désorganiser davantage les services« . Le directeur, qui affirme vouloir appliquer la réglementation en vigueur, considère au contraire que la réorganisation s’impose pour rendre l’établissement psychiatrique plus efficient et attractif.
« La direction doit comprendre que le dialogue de sourds est terminé« , a affirmé par communiqué la CGT du Centre hospitalier Alpes-Isère (Chai), établissement psychiatrique de Saint-Égrève, lundi 4 mai 2026. En cause? Une nouvelle fois, et comme en décembre précédent, la volonté du nouveau directeur Édouard Bourdon de repenser l’organisation du temps de travail des personnels.
« La direction a récemment exprimé son intention de modifier de manière unilatérale nos horaires de travail, sans concertation préalable avec les équipes concernées ni prise en compte des réalités du terrain« , dénonce par ailleurs le syndicat dans une lettre ouverte adressée aux personnels. C’est notamment une révision du système de « roulement » qui serait à l’étude, avec des cycles passant de deux semaines à dix, voire douze semaines.
La CGT lance un appel à la mobilisation
Pour le syndicat, la direction entendrait ainsi réviser les horaires en vue de « rendre [les] temps partiels variables et flexibles pour lisser [les] effectifs au gré de ses besoins budgétaires« . Une mesure susceptible « d’accentuer l’épuisement professionnel, de désorganiser davantage les services et de compromettre la qualité et la sécurité des soins dispensés aux patients« , selon la CGT qui pointe des effectifs déjà insuffisants et la complexité croissante des prises en charge.
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