FLASH INFO – Le Centre hospitalier Alpes-Isère basé à Saint-Égrève va mettre en place un dispositif de « première consultation » pour les personnes souffrant de troubles psychologiques d’intensité légère à modérée. Des infirmiers délégués, formés exprès, assureront une prise de contact et un suivi des patients afin de procéder à une évaluation de leur état de santé, avec la possibilité de les diriger, si besoin, vers des professionnels ou des structures plus adaptées.
Le Centre hospitalier Alpes-Isère (Chai) annonce une innovation pour faire face « à l’augmentation des besoins en psychiatrie et aux délais d’accès aux consultations spécialisées« . L’établissement psychiatrique de Saint-Égrève s’apprête ainsi à proposer un dispositif de « première consultation« , a-t-il indiqué par communiqué le 2 février 2026. Celui-ci sera d’abord déployé sur les centres médico-psychologiques (CMP) du secteur sud, puis sur l’ensemble du territoire couvert par le Chai.
« Ce dispositif […] autorisera des infirmiers diplômés d’État (IDE) expérimentés et spécifiquement formés à recevoir directement des patients présentant une souffrance psychique légère à modérée, sans consultation préalable par un médecin généraliste ou psychiatre« , décrit le Chai. La démarche a été validée dans le cadre des protocoles de coopération, mis en place par le ministère de la Santé pour « développer la coopération entre professionnels et [repenser] les attributions de chacun« .

Le dispositif « première consultation » doit permettre aux patients présentant des troubles légers ou modérés de pouvoir consulter (relativement) rapidement un infirmier délégué pour une prise de contact et un suivi. DR
Le dispositif s’adressera aux patients présentant des troubles d’intensité légère à modérée, par exemple les troubles anxieux, dépressifs ou encore le stress réactionnel. Pour pouvoir en bénéficier, ceux-ci devront compléter un document faisant état de leurs besoins, lequel sera analysé et donnera lieu, au besoin, à une consultation infirmière dans un CMP proche de leur domicile. Ceci dans un délai inférieur à deux semaines.
Des protocoles de soins validés, sous la responsabilité des psychiatres
« Les infirmiers délégués interviendront dans un cadre strictement encadré par des protocoles de soins validés, sous la responsabilité médicale des psychiatres de l’unité« , indique encore le Centre hospitalier. Ils auront en outre suivi une formation complémentaire de près de 100 heures, « dispensée et encadrée par des médecins psychiatres du CH Alpes-Isère« . Et s’appuieront sur les outils d’évaluation et de traitement « fixés par les recommandations en vigueur« , précise le Chai.
Dans le cadre du protocole, les infirmiers seront en mesure de réaliser « un premier accueil, une écoute et l’amorce d’un lien de confiance avec le patient« , « une évaluation clinique structurée, complétée par l’utilisation d’échelles de symptômes psychiatriques standardisées« , et la prescription de certains traitements ou d’examens complémentaires. De même qu’un suivi du patient avec des réévaluations à court terme et une orientation vers des professionnels ou des structures plus adaptées, si besoin.









