FOCUS – Le syndicat CGT ferraille depuis plusieurs semaines contre la direction du Centre hospitalier Alpes-Isère (Chai) de Saint-Égrève, dont le directeur Édouard Bourdon a récemment pris ses fonctions. En cause: l’annonce d’une réorganisation des temps de travail redéfinissant les temps de prise de repos ou de RTT. Alors que l’organisation syndicale dénonce des mesures venant bouleverser la vie des agents, la direction relativise et met en avant la nécessité de garantir la continuité des soins.
Les conflits sociaux sont habituels au sein du Centre hospitalier Alpes-Isère (Chai) de Saint-Égrève et son nouveau directeur Édouard Bourdon en fait l’expérience. À l’appel de la CGT, plusieurs mouvements de grève1Symboliques puisque les professionnels de santé grévistes travaillent au nom de la continuité des soins. et de rassemblements se sont tenus devant l’établissement de soins psychiatriques durant le mois de novembre 2025. Avec une dernière occurrence le lundi 15 décembre au matin, où une quarantaine de personnels se sont réunis pour un temps militant, en amont de la tenue d’un conseil de surveillance.
Les raisons de la colère? Une révision annoncée des modalités d’organisation du temps de travail dans les services. Un sujet par nature très technique, qui concerne la prise des RTT ou les repos fixes dont bénéficient certains agents.
Selon le syndicat, les cadres se verraient désormais confier la possibilité d’imposer les temps de repos aux professionnels. « Nous savons très bien ce que ces choix signifient: plus de charge, plus de pression, plus d’usure, alors que les équipes sont déjà à bout« , dénonce la CGT dans un tract.
« Là, on se retrouve avec des congés imposés »
« Le personnel soignant est déjà en grande souffrance, le métier n’est plus attractif vu les conditions de travail« , affirme Rafael de Bortoli-Vargas, représentant CGT du personnel. Or, à ses yeux, l’organisation actuelle du travail au sein du Chai est précisément un outil d’attractivité autant qu’une respiration nécessaire pour les professionnels. « C’était intéressant, on pouvait avoir un équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Avoir, par exemple, un mercredi sur deux pour s’évader, faire d’autres activités« , décrit-il.
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