FOCUS – Hosny Ben Redjeb annonce rejoindre l’équipe d’Alain Carignon. Il intègre en effet le collectif « La gauche qui agit », soutien du candidat aux élections municipales de 2026. Et appelle à « dépasser le clivage gauche-droite », tout en dressant un bilan peu flatteur des deux mandats du maire écologiste de Grenoble. Lui qui, après avoir fait campagne aux côtés d’Éric Piolle en 2020 et avoir été un membre éphémère de la majorité grenobloise, avait rejoint les rangs de l’opposition quelques mois après son élection.
Une forme de prise de guerre? L’élu grenoblois Hosny Ben Redjeb a annoncé officiellement rejoindre l’équipe de campagne d’Alain Carignon pour les élections municipales de Grenoble 2026, lundi 15 septembre 2025.
Plus précisément, l’élu grenoblois rejoint les rangs du collectif La gauche qui agit, regroupant des personnalités marquées à gauche mais qui n’en soutiennent pas moins la candidature d’un Alain Carignon, proche des Républicains.

De gauche à droite, Clément Chappet, Anouchka Michard, Hosny Ben Redjeb, Sahiri Rdija et Hervé Previtali. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Longtemps militant du Parti socialiste, Hosny Ben Redjeb figurait sur la liste Grenoble en commun, menée par Éric Piolle, lors des élections municipales de 2020. Il avait toutefois quitté la majorité dès octobre 2020, en considérant que ses propositions, notamment concernant les quartiers populaires, n’étaient pas entendues. C’est donc bien un élu d’opposition de longue date qui rallie le camp Carignon, après sa présence furtive aux côtés d’Éric Piolle.
« La municipalité n’a pas tenu compte de l’expression des Grenoblois »
Aujourd’hui, Hosny Ben Redjeb jette un regard sombre sur le bilan Piolle à Grenoble. « On ne comprend plus où on va, avec qui on va. Aujourd’hui, les Grenobloises et les Grenoblois sont en état de choc, voyant la ville perdre au niveau partenarial, au niveau du développement économique, au niveau de l’aménagement, au niveau de la relation à la citoyenneté, au niveau du dialogue avec les associations, au niveau de l’innovation« , énumère-t-il. Et de constater encore « l’éclatement au sein de la majorité« , dont il fut la première fissure.
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