FOCUS – Première conférence de presse pour le groupe d’opposition issu de la liste Réconcilier Grenoble, alors que le conseil municipal d’installation est prévu vendredi 27 mars 2026. Les élus ont rendu hommage à leur tête de liste Alain Carignon, qui a fait le choix de se retirer, et dénoncé la « fusion technique » entre la maire élue Laurence Ruffin et La France Insoumise. Non sans fustiger tout particulièrement le LFI Allan Brunon, qualifié de « nervi« .
C’est à proximité des marches de l’Hôtel de Ville de Grenoble que les élus du futur groupe d’opposition Réconcilier Grenoble ont donné rendez-vous mercredi 25 mars 2026, à deux jours de la tenue du conseil municipal d’installation. Objectif? Présenter l’équipe, revenir (un peu) sur la campagne, fustiger la maire élue Laurence Ruffin et, plus encore, le candidat LFI Allan Brunon. Sans oublier d’encenser Alain Carignon, qui a annoncé deux jours plus tôt son retrait de la vie politique.

Clément Chappet sera la président du groupe (unique) d’opposition issu de la liste Réconcilier Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Après quelques défections sur la liste, les élus d’opposition appelés à siéger seront (par ordre) alphabétique: Thierry Aldeguer, Franck Benhamou, Delphine Bense, Brigitte Boer, Pierre-Édouard Cardinal, Émilie Chalas, Clément Chappet, Anouchka Michard, Jean-Noël Pusel, Jean-Luc Rizzi, Stéphane Robin et Rdija Sahiri1Thierry Aldeguer, Nathalie Béranger, Pierre-Édouard Cardinal, Émilie Chalas, Clément Chappet, Anouchka Michard et Jean-Luc Rizzi étant également appelés à siéger à la Métropole de Grenoble. . Quid du président de groupe? Sans surprise, Clément Chappet, à qui Alain Carignon a rendu un vibrant hommage au moment de faire ses adieux.
« Que Laurence Ruffin nous présente des excuses »
Si Alain Carignon a choisi de laisser du champ aux nouveaux élus d’opposition, il était visiblement présent dans les esprits. « Je veux ici lui rendre hommage pour ce qu’il a fait à Grenoble, pour ce qu’il a fait pour nous. […] Comme il a pu nous l’inculquer, on poursuivra la défense des Grenoblois avec, on l’espère, la même passion, la même ardeur, la même proximité et surtout la même sincérité« , a ainsi lancé un Clément Chappet visiblement ému.

Alain Carignon a annoncé qu’il ne siégerait pas au conseil municipal de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
La campagne et la stratégie de barrage menée par Laurence Ruffin ont également fait parler d’elles. « Cette fin de campagne, s’il y a un mot pour la qualifier, a été dégueulasse!« , lance encore Clément Chappet. Pour mieux dénoncer « une campagne de caniveau, faite d’injures, de calomnies et de manoeuvres« . Si l’élu refuse d’en dire plus pour le moment, il indique qu’un recours serait à l’étude, « parce qu’on ne se laissera pas faire!« .
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6 réflexions sur « Le groupe d’opposition Réconcilier Grenoble prend ses marques en amont de son premier conseil municipal »
Vraiment cet article montre comment cette liste « réconcilier Grenoble » apaise le débat.
Il va falloir effectivement « réconcilier Grenoble » avec l’honorabilité républicaine que ne sont ni le viol de la démocratie par la « fusion technique », ni la diffamation du camp adverse, ni la violence d’Allan Brunon et sa bande.
https://www.placegrenet.fr/2026/03/25/de-quoi-tas-peur-tapette-allan-brunon-elu-insoumis-de-grenoble-filme-en-train-dinvectiver-un-commercant-dans-son-magasin/675591
https://x.com/allanbrunon/status/2007460790836613456
Chamas qui dénonce une alliance de façade, mais qu’elle blague !
Comment peuvent ils fonctionner pendant 7 ans ? On en reparle dans quelques mois quand il va y avoir scission et au final 2 groupes, non ?
Vous parlez des Verts (proches de LFI en à peine moins sectaires) et des socialistes (qui détestent LFI en dehors des élections) ?
Les Verts : « Si on continue, on va disparaître ».
https://www.lepoint.fr/politique/si-on-continue-on-va-disparaitre-les-ecologistes-sonnes-apres-leur-deroute-aux-municipales-32D3CMOTKFACZJWDURD6WCOSRM/
Sauf à Grenoble et à Lyon où la tambouille pourrie et anti démocratique de la « fusion technique » avec LFI leur a permis de voler l’élection.
Parce que Laurence Ruffin, la sœur du « machiste picard » (dixit Mélenchon), a annoncé dès le début qu’elle était pour la « compromission » (dixit François Hollande) avec LFI.
https://actu.fr/auvergne-rhone-alpes/grenoble_38185/municipales-a-grenoble-laurence-ruffin-soutenue-par-eric-piolle-la-porte-a-lfi-est-ouverte_63537963.html
« On va redire ‘Plus jamais LFI’, mais qui nous croit ? » s’affole maintenant le PS. Personne en effet, et particulièrement à Grenoble où Amandine Germain a rejoint Laurence Ruffin malgré sa volonté annoncée de « compromission » avec le « boulet de la gauche » (dixit Olivier Faure qui devrait bien se regarder dans la glace), et où tous les dinosaures locaux ont appelé à voter pour la liste de la honte Ruffin-Brunon.
Au vu des résultats nationaux, Raphaël Glucksmann a raison de dire que « la tambouille, ça ne fonctionne pas ». Sauf qu’à Grenoble, Romain Gentil l’a trahi et décrédibilisé en soutenant la liste de la magouille qui s’est assise pour six ans dans le fauteuil du maire.
https://www.franceinfo.fr/elections/municipales/la-tambouille-ca-ne-fonctionne-pas-denonce-raphael-glucksmann-taclant-les-alliances-entre-le-ps-et-lfi_7888304.html