EN BREF – Convoqué jeudi 16 avril 2026 devant une déléguée du procureur de la République, Baptiste Anglade, travailleur social et militant du NPA-Révolutionnaires, a vu son entretien reporté au 2 juin. Poursuivi après une plainte de la direction de l’école Ocellia pour « intrusion », en lien avec une action menée en marge d’une journée de mobilisation en septembre 2025, le militant était soutenu par près d’une centaine de personnes rassemblées devant l’hôtel de ville d’Échirolles, dans la continuité d’un premier rassemblement organisé en février 2026 autour de cette affaire.
« Syndicaliste, pas criminel, pas de poursuites pour Baptiste ! » Le slogan a résonné jeudi 16 avril 2026 en début d’après-midi devant l’hôtel de ville d’Échirolles, où près d’une centaine de personnes s’étaient rassemblées en soutien à Baptiste Anglade, travailleur social et militant du NPA-Révolutionnaires, poursuivi par la la justice.
Ce dernier devait être reçu, un peu plus tard, par une déléguée du procureur de la République, dans le cadre d’une procédure engagée après une plainte de la direction de l’école des métiers du social, de la santé et de l’animation Ocellia, située avenue Victor-Hugo à Échirolles.
À l’origine de l’affaire, une action menée le 10 septembre 2025 dans le cadre d’une journée de mobilisation nationale à l’initiative du mouvement « Bloquons tout ». Baptiste Anglade a expliqué avoir participé, en marge de cette mobilisation, à un piquet de grève organisé par des étudiants en travail social devant Ocellia. « On me convoque pour une ”intrusion” qui n’était qu’une distribution de tracts. J’ai juste fait mon travail de syndicaliste, informer les étudiants sur leurs droits », a-t-il objecté.

Près d’une centaine de personnes ont répondu à l’appel du NPA-Révolutionnaires. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Le syndicat évoquait une mobilisation élargie, portée cette fois par « plus d’une quarantaine d’organisations », dénonçant « la répression et la criminalisation des militants syndicaux et politiques ». Le NPA-Révolutionnaires replaçait par ailleurs cette affaire dans un contexte plus large, en dénonçant une « restriction du droit d’expression politique et syndical » et une répression visant « les mobilisations étudiantes et les contestations sociales ».
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