FLASH INFO – Au lendemain du premier conseil municipal post-élections de la Ville de Grenoble, samedi 28 mars 2026, le NPA-Révolutionnaires Grenoble-Isère accuse la police municipale d’en avoir interdit l’accès à certains de ses militants, engagés dans une mobilisation pour le droit au logement devant l’hôtel de Ville. Le NPA-R dénonce ainsi un « déni de coopération et de démocratie participative ».
La police municipale a-t-elle empêché des citoyens d’assister à la séance du premier conseil municipal de la Ville de Grenoble issu des élections, vendredi 27 mars ? C’est ce qu’affirme Baptiste Anglade, militant du NPA-Révolutionnaires (NPA-R), dans un mail adressé à Place Gre’net, samedi 28 mars 2026.
Selon ce dernier, plusieurs membres de son organisation – également candidats sur la liste « Grenoble ouvrière et révolutionnaire » – se sont ainsi vu interdire par la police municipale l’accès à la séance qui a vu l’élection de Laurence Ruffin à la tête de la Ville. Une décision liée, d’après lui, à leur participation à une manifestation organisée devant la mairie pour le droit au logement, réunissant notamment des occupants de la Métropole, des militants du NPA-R, de La France insoumise et de l’association Droit au logement de l’Isère.

Manifestation des occupants de la Métro pour le droit au logement devant l’hôtel de Ville en marge du conseil municipal du vendredi 27 mars 2026. © Joël Kermabon – Place Gre’net
« Parce que nous avons manifesté aux côtés des occupants de la Métro pour le droit au logement, la police municipale interdit l’accès au conseil municipal à nos militants », écrit-il, Et de renchérir. « Ruffin n’a même pas commencé son mandat mais annonce la couleur ! Une belle démonstration de coopération et de démocratie participative !, pourfend Baptiste Anglade. On sait à quoi s’en tenir : aucune confiance en cette gauche institutionnelle qui se prépare à appliquer l’austérité, les coupes budgétaires et trahir la moindre de ses promesses ».
Des vidéos postées sur les réseaux sociaux
Pour appuyer ses propos, le militant renvoie vers plusieurs vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, notamment sur Instagram, TikTok, Facebook ou encore YouTube. Sollicitée par Place Gre’net au sujet de cette accusation, la Ville de Grenoble n’avait pas répondu à nos questions au moment de la publication de cet article. L’accès aux séances du conseil municipal peut néanmoins être encadré pour des raisons de sécurité ou de maintien de l’ordre.









2 réflexions sur « Le NPA-Révolutionnaires Grenoble-Isère accuse la Ville d’avoir interdit l’accès au conseil municipal à des militants »
Quatre des dix listes en lice pour les élections municipales 2026 à Grenoble, dont le NPA-R, Grenoble Alpes Collectif (auteurs de la lettre ci-dessous) et Lutte Ouvrière n’ont pas été invitées aux deux débats organisés par les rédactions du Dauphiné Libéré et de France 3 les jeudi 5 mars et lundi 9 mars 2026.
Voici quelques passages d’une lettre ouverte que vous pouvez retrouver en intégralité sur le club de Mediapart https://blogs.mediapart.fr/pierre-jothy/blog/030326/pour-que-le-gac-soit-invite-aux-debats-dauphine-libere-et-france-3 :
(…) Pourquoi ne pas inviter la seule liste (ndlr : GAC) en dehors des partis politiques qui propose un projet cohérent pour Grenoble ? L’Arcom vous demande de respecter l’équité entre les listes qui ne se mesure pas seulement par les sondages mais par la contribution des listes au débat public. Nous avons défendu une autre façon de faire de la politique, joyeuse et festive, avec un plébiscite et une désignation de liste avec une élection sans candidat.e, plus d’une dizaine d’événements de campagnes et plus d’une trentaine de communiqués de presse ont été réalisés. Nous sommes dans un réseau de 700 listes citoyennes à travers la France (plus que Place Publique et Horizon réuni) dont certaines ont gagné en 2020 des villes comme Poitiers. N’est-ce pas des éléments suffisants pour pouvoir présenter notre programme lors de ce débat ?
[…]
Nous pensons que malheureusement cela n’est pas une question de moyen, mais de ligne éditoriale, éjecter du débat démocratique 4 candidat.es de gauche et citoyens est problématique.
[…]
Dans cette période où la démocratie est attaquée de toutes part, il nous paraît plus que jamais nécessaire que la presse joue son rôle de mise en lumière de la pluralité des propositions politiques, d’autant plus lorsque certaines sont nouvelles et répondent à une attente de la population française : 71% des français ne font plus confiance aux partis politiques pour les représenter. Et deux Français•es sur trois souhaitent une liste citoyenne et participative dans sa commune en 2026 d’aprèsun sondage IFOP.
En tenant compte de ce cadre et de l’envergure de vos médias et de l’estime que nous leur portons, il nous paraît impensable de ne pas attendre de votre part une rectification de l’orientation partiale du débat proposé.
Le Dauphiné Libéré nous a d’abord indiqué que leur débat ne serait pas filmé alors qu’il l’est comme on peut le voir sur les réseaux sociaux. Il nous a aussi été rétorqué qu’ils et elles choisissent d’”inviter les candidat.es potentiels du second tour même si tous n’y seront pas”. Rien ne permet de garantir que les six candidat.es seront au second tour et encore moins le sondage qu’iels ont commandé sur lequel iels se basent. C’est un choix éditorial qui favorise clairement la droite et l’extrême droite ainsi que la gauche de pouvoir mais toutes les voix qui proposent un autre modèle démocratique sont censurées.
Vous avez la possibilité de faire autrement, nous comptons donc sur vous pour revenir sur cette décision dommageable pour le débat public.
Nous appelons les autres candidat.es et listes à soutenir notre démarche afin que l’équité de traitement soit respectée.
Nous sommes déjà soutenus dans cette démarche par la liste Grenoble Capitale Citoyenne de Romain Gentil et celle de Oui Grenoble de Laurence Ruffin. Ainsi que des élus et responsables politiques : Simon Billouet : élu au département, Antoine Back : adjoint à Grenoble et Jérémie Giono : responsable du PCF de l’Isère.
(…)
Cette lettre ouverte a fait l’objet d’une pétition de soutien
Les listes Oui Grenoble et Grenoble Capitale Citoyenne nous ont apporté leur soutien.
C’est pas sympa de la part de leur copain Antoine Back qui était sur la liste Ruffin du système Piolle-ADES pour leur prendre des électeurs et qui vient d’en être récompensé en rempilant pour ce nouveau mandat Piolle 3 (via sa « marionnette », dixit Marine Tondelier).