FOCUS – Dans un courrier adressé le 1er avril 2026 au ministre de l’Industrie Sébastien Martin, Christophe Ferrari et plusieurs parlementaires de l’Isère et de la Drôme demandent à l’État d’intervenir après le rejet, mercredi 25 mars par le tribunal des activités économiques de Lyon, du projet de reprise Exalia. Sans remettre en cause la décision de la juridiction, ils alertent sur les conséquences industrielles, économiques et environnementales d’un démantèlement du site de l’ex-Vencorex.
Pour éviter une destruction irréversible de l’outil de production, les élus locaux ont pris leur plume. Datée du 1er avril 2026 et adressée à Sébastien Martin, ministre de l’Industrie, la lettre cosignée par Christophe Ferrari, président de Grenoble-Alpes Métropole et maire de Pont-de-Claix, ainsi que par plusieurs députés et sénateurs de l’Isère, alerte l’État sur les suites du rejet, le 25 mars 2026 par le tribunal des activités économiques de Lyon, de l’offre de reprise Exalia portée par d’anciens salariés de Vencorex.
Les signataires demandent une mobilisation rapide des pouvoirs publics pour éviter la disparition définitive d’un site industriel jugé stratégique. Au cœur de leur courrier : une critique argumentée de la décision judiciaire, sans remise en cause frontale de sa légalité. « Cette décision est certes juridiquement fondée », écrivent les élus, mais « ses conséquences économiques, industrielles et territoriales appellent néanmoins de sérieuses réserves ».

Sébastien Martin était présent au Pont-de-Claix pour les Assises du Made in France, jeudi 26 mars 2026. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
Les signataires reprochent notamment au tribunal d’avoir privilégié une logique de liquidation fondée sur le prix, au détriment d’une vision industrielle de long terme. « En retenant les offres principalement sur le critère du prix, le tribunal […] a ouvert la voie à une cession par lots et à un démantèlement progressif du site », dénoncent-ils, estimant cette approche « difficilement conciliable avec les objectifs de réindustrialisation ».
Les élus présentent au contraire l’initiative Exalia comme une solution structurante, qui était soutenue par des acteurs locaux comme la Métropole de Grenoble. « Elle reposait sur un projet industriel sérieux visant à relancer une filière chimique locale », argumentent-ils, soulignant qu’elle aurait permis « d’éviter la constitution d’une friche industrielle majeure de 120 hectares » tout en maintenant des emplois qualifiés.
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2 réflexions sur « Rejet du projet de reprise Exalia : Christophe Ferrari et des élus isérois interpellent le ministre de l’Industrie »
Si Christophe Ferrari y croit vraiment, pourquoi ne fait-il pas voter le rachat des équipements par la Métro, au lieu de demander à l’Etat de le faire ?
Ça serait bien de connaître les attendus du Tribunal des affaires économiques qui ont conduit à prendre cette décision. Je n’ai pas trouvé de médias généralistes locaux ou nationaux qui donnent cette information.
Ce serait bien aussi d’interviewer Exalia pour savoir qu’est-ce qui lui permettra de réussir, là où Vencorex a échoué. Alors que c’est le même type de produits de commodité sur le même type de marchés dans un contexte de déprime pour la chimie française et européenne avec des surproductions chinoises. Lors de l’audition des dirigeants de Vencorex, on avait entendu que l’une des causes de non rentabilité était aussi le fait d’avoir à gérer un site industriel surdimensionné qui coûtait très cher. Que prévoit Exalia sur cet aspect ?