FOCUS – En visite, vendredi 21 novembre 2025, sur la plateforme chimique du Pont-de-Claix, Raphaël Glucksmann a exprimé son soutien aux porteurs du projet Exalia. Alors qu’approchent des échéances cruciales pour la reprise des actifs de Vencorex devant le tribunal de commerce de Lyon, l’eurodéputé et leader de Place publique a dénoncé la « surdité » de l’État face aux alertes du territoire. Et appelé à une réaction européenne face à la stratégie chinoise dans les filières stratégiques industrielles. Ce avant de participer, le soir même, au meeting de Romain Gentil, chef de file de Grenoble capitale citoyenne.
La neige et le vent glacial qui balayaient, vendredi 21 novembre, la plateforme chimique du Pont-de-Claix ont servi de décor à une séquence politique et industrielle chargée. Raphaël Glucksmann, eurodéputé et leader de Place Publique, accompagné de Christophe Ferrari, président de la Métropole, de l’eurodéputé Thomas Pellerin-Carlin et de Romain Gentil, est venu rencontrer les porteurs du projet Exalia, Ce à quelques jours du dépôt formel d’une offre de reprise de Vencorex devant le tribunal de commerce de Lyon.

« C’est une véritable révolution industrielle », avait déclaré Christophe Ferrari au sujet d’Exalia. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Une échéance cruciale pour laquelle élus locaux et ex-salariés pressent l’État de s’engager financièrement et politiquement. L’objectif ? Reprendre les actifs de Vencorex laissés à l’abandon et relancer une activité chimique décarbonée, souveraine et locale, capable de maintenir des emplois industriels tout en repositionnant la plateforme sur des productions à haute valeur ajoutée.
« Les porteurs du projet […] ne lâchent rien », a rappelé Christophe Ferrari, en soulignant les initiatives locales visant à empêcher l’effacement industriel du site. L’élu métropolitain n’a alors pas caché les obstacles rencontrés, surtout la difficulté à se faire entendre de l’État. Un point repris par Raphaël Glucksmann.
La situation de l’ex-Vencorex illustre d’ailleurs, selon lui, « l’histoire d’un immense abandon de l’État, de l’Europe ». « C’est un exemple à la fois de la capacité d’innovation, d’invention d’un territoire qui se mobilise et aussi, malheureusement, de la surdité de l’État », a‑t-il ainsi estimé.
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Une réflexion sur « Raphaël Glucksmann, en visite à Pont-de-Claix, alerte sur la “surdité de l’État” et soutient le projet Exalia »
Plateforme chimique et aussi plateforme électorale pour lancer pas mal de slogans volontaristes assez creux en définitive. À côté du rêve, j’espère qu’il y a aussi un business plan crédible pour convaincre le juge de la révolution de la chimie du carbone décarbonée. De l’audition des dirigeants de Vencorex, on avait retenu que l’entreprise était pénalisée par un site de production peu optimisé, difficulté qui sera peut-être levée via les investissements prévus. Mais il semble que la nouvelle entreprise va fabriquer à peu près les mêmes produits que Vencorex, qui ne sont pas des produits à haute valeur ajoutée mais plutôt des produits de commodités avec des prix de marché relativement bas et soumis à une concurrence mondiale féroce ?