EN BREF – La Scic1Société coopérative d’intérêt collectif. La Belle électrique, qui gère d’ores et déjà la salle du même nom à Grenoble, a remporté l’appel à projets pour reprendre le local de l’ex-Bobine, parc Paul-Mistral. Les repreneurs ont livré, le 9 février 2026, les grandes lignes de leur projet, en apparence très proche des activités culturelles de La Bobine. Un lieu dont ils prononcent peu le nom, préférant parler de l’ex-bowling, en référence à l’activité initiale (et lointaine) du site.
Adieu La Bobine, bonjour le bowling? C’est la tonalité qu’a donnée la Scic2Société coopérative d’intérêt collectif. La Belle électrique à son projet de reprise, présenté le 9 février 2026. Celle-ci a, en effet, remporté l’appel à projets lancé par la Ville de Grenoble pour la reprise des locaux du lieu culturel implanté depuis 2010 parc Paul-Mistral, après sa cessation d’activité en juin 2025 sur fond de grandes difficultés financières.
La Belle électrique aura, en réalité, concouru deux fois pour reprendre le local. Lors d’un premier appel à projets lancé par le liquidateur judiciaire, le tribunal de commerce avait retenu l’association L’Autre scène. Son projet n’avait toutefois pas pu aboutir, l’occupation illégale du local par des activistes l’empêchant de réunir les fonds nécessaires. Après l’évacuation du site par les forces de l’ordre, le projet de la Scic a remporté un deuxième appel à projets de la Ville.
Un « bowling » qui rappelle beaucoup… la Bobine
La Belle électrique semble bien vouloir tourner la page de La Bobine, préférant évoquer le « bowling« , en référence à l’activité initiale du local qui avait pris fin au début des années 2000. La Scic précise également avoir obtenu l’occupation du nouveau pavillon de la tour Perret. L’ouverture des deux sites pour exploitation est prévue pour le mois de septembre 2026, avec un budget d’environ 300 000 euros, a indiqué le directeur de la Scic Frédéric Lapierre au Dauphiné libéré.
Le projet? « La jauge intermédiaire de 300 places du bowling doit retrouver le rôle fondamental qu’elle occupait dans la vitalité culturelle locale« , estime La Belle électrique. Cette dernière explique par ailleurs « porter l’ambition de la découverte, de la diversité et de l’audace au service de la création musicale d’aujourd’hui et de demain » pour le public, mais aussi vouloir reconstruire « un palier décisif [au] développement professionnel » des artistes.

Le local de la Bobine est repris par la Belle électrique, qui préfère rappeler son usage d’ex-bowling. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Et la Scic de clarifier son objectif: « Remettre la musique au cœur du projet et nourrir le bassin grenoblois d’une offre artistique renouvelée, conviviale et accessible« . Ceci en proposant plus de concerts en salle et en rouvrant les studios, « mais aussi en déployant nos projets d’actions culturelles sur ce quartier afin de favoriser l’épanouissement culturel des publics éloignés« . Le tout en s’appuyant sur son réseau de partenaires.
« Si le bowling doit recouvrer sa dimension musicale, artistique et culturelle, il doit aussi permettre aux Grenoblois.e.s de profiter à nouveau d’un des plus beaux lieux de convivialité de la ville« , estiment enfin les repreneurs. Qui comptent offrir « deux nouveaux rendez-vous de restauration et de rafraîchissement » avec la réhabilitation des terrasses de l’ex-bowling et du pavillon. En somme, un projet en apparence très similaire… à ce que proposait La Bobine depuis plusieurs années.










