EN BREF – La Bobine de Grenoble a trouvé un (nouveau) repreneur. Par voie de communiqué, la Ville de Grenoble indique en effet qu’un projet de reprise du local parc Paul-Mistral, porté par La Belle électrique, sera présenté au conseil municipal le 2 février 2026. Fin 2025, un premier repreneur avait été contraint de jeter l’éponge face à l’occupation illégale des lieux par des activistes. Ceux-ci avaient finalement été évacués manu militari sur demande de la Ville, après plusieurs tentatives de dialogue infructueuses.
L’ex-Bobine est-elle en passe de connaître une nouvelle vie ? Il semblerait car un repreneur a été désigné pour redonner vie au local situé au sein du parc Paul-Mistral, annonce la Ville de Grenoble, mardi 27 janvier 2026. En l’occurrence La Belle électrique, dont le projet a été retenu par le comité de sélection et doit être présenté aux élus lors du conseil municipal du 2 février 2026. Ceci pour une exploitation prenant effet à compter du mois de mars suivant, sous un nom restant à définir.
« La Scic1Société coopérative d’intérêt collectif. Belle électrique conciliera son expérience des musiques actuelles et les principes qui faisaient l’identité culturelle de ce lieu : une jauge de 300 places, une place renforcée aux acteurs locaux, mais aussi à d’autres organisateur-rices et producteur-rices nationaux, à des amateur-rices… sans s’interdire de dépasser le cadre de la musique pour toucher d’autres formes« , décrit la municipalité. Le lieu conservera ses studios de répétition ainsi que son espace de restauration et de boisson, précise-t-elle encore.

Après avoir été occupé durant plusieurs semaines, et finalement évacué, le local de La Bobine devrait faire l’objet d’une reprise par La Belle électrique à partir du mois de mars 2026. © Muriel Beaudoing – Place Gre’net
La Belle électrique avait déjà déposé une candidature pour reprendre les locaux de La Bobine, alors que l’établissement culturel avait mis la clé sous la porte au mois de juin 2025, sur fond de difficultés financières devenues insurmontables. Le tribunal de commerce de Grenoble avait toutefois retenu un autre projet, porté par Antoine Casanova et sa structure L’Autre Scène. Si l’esprit du projet était, lui aussi, proche de La Bobine originelle, le repreneur s’était heurté… à l’occupation illégale des lieux.
Un premier repreneur avait jeté l’éponge
En marge du mouvement « Bloquons tout » le 18 septembre 2025, le local alors désert de La Bobine avait en effet fait l’objet d’une occupation par des manifestants, laquelle s’était par la suite inscrite dans la durée. Si la Ville de Grenoble avait privilégié dans un premier temps le dialogue, allant jusqu’à proposer aux occupants d’échanger La Bobine contre la Salle Rouge, elle s’était finalement résolue à faire procéder à leur expulsion au mois de décembre 2025. Entretemps, le repreneur désigné par la justice avait jeté l’éponge.
Doit-on y voir la preuve que la fin de l’occupation a redonné une certaine confiance à des repreneurs potentiels? Ce sont en tout cas quatre candidats qui ont répondu au second appel à projet de reprise, contre seulement deux quelques mois plus tôt. Dans un contexte toutefois différent, puisque la première recherche de repreneurs s’effectuait dans le cadre du placement en liquidation judiciaire de La Bobine, tandis que la deuxième a été opérée par la Ville elle-même. Qui indique La Belle électrique bénéficiera d’une convention d’occupation temporaire de cinq ans.











2 réflexions sur « Le local de La Bobine de Grenoble en passe d’être repris par La Belle Électrique »
Si le nom n’est pas une marque déposée,
il pourrait renommer le lieu en « Le 5 » .
NB: Et si ce n’est pas assez parlant il pourrait l’appeler « Le 2025 ». (En souvenir de la transition énergétique soutenue par tous les partis). Le nom « Féno » – Phénomène déjà pris,
et une transition moins longue:
« Un local vide depuis début mai, après la fermeture du café Andry, exploité par l’association Mixlab ».
Une fois que les lficolos auront été virés en Mars, le nouveau maire pourra sécuriser les lieux ! 👌