FOCUS – Une intersyndicale composée d’organisations étudiantes marquées à gauche accuse un militant du syndicat étudiant de droite Uni d’avoir proféré des menaces de mort et de viol sur le campus de l’Université Grenoble-Alpes. Des faits que conteste fermement le syndicat, en indiquant porter l’affaire devant la justice et en renvoyant ses adversaires de gauche à ses propres violences présumées.
« L’Uni agresse et menace de mort. » C’est par ces mots que plusieurs organisations syndicales dénoncent des menaces de mort et de viol qu’aurait proféré contre des étudiants un militant du syndicat de droite Uni Grenoble, mardi 3 février 2026 au matin sur le campus de Saint-Martin-d’Hères.
L’Unef, l’Union étudiante de Grenoble (UEG), Solidaires Étudiants, la CGT et FSU rapportent dans un communiqué commun des propos tels que « je vais tous vous planter, bande de salopes« , et affirment que des coups ont également été portés.

Une intersyndicale dénonce des menaces de mort et de viol de la part d’un militant de l’Uni contre des étudiants sur le campus de l’UGA. © Florent Mathieu – Place Gre’net
« Ces faits graves surviennent en pleine période d’élections du Crous, alors même que l’extrême droite tente d’y réaliser des percées« , notent les syndicats dans leur communiqué. Ce alors que les élections des représentants étudiants du Crous se sont tenues du 3 au 5 février 2026.
Les signataires du texte replacent également l’incident présumé dans une succession de polémiques liées à l’Uni, comme un jeu de carte antisémite attribuée à l’Uni Strasbourg, ou des saluts nazis (contestés) reprochés au délégué syndical de l’organisation.
Les syndicats interpellent la présidence de l’UGA
Pour les syndicats, les faits dénoncés constituent « un nouveau seuil dans l’inacceptable, avec le recours à une violence directe contre des étudiant·es« . Ils interpellent, en outre, la présidence de l’Université Grenoble-Alpes: « Il est inadmissible qu’à l’UGA, des personnes puissent être menacées de mort, violentées et intimidées sans que cela n’entraîne de conséquences. La présidence doit prendre ses responsabilités et mettre en place les mesures nécessaires pour que de tels agissements ne se reproduisent plus« .
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