FOCUS – Sans surprise, l’annonce d’une alliance entre Pierre-Édouard Cardinal et Alain Carignon pour les municipales de Grenoble a suscité nombre de réactions. D’anciens soutiens de « Pec » évoquent une « trahison« , les partis Modem et Renaissance qui le soutenaient prononcent des mesures de suspension, et des élus sont allés jusqu’à dénoncer la décision dans l’enceinte du conseil métropolitain.
Un (petit) cataclysme? Peu de personnalités politiques ont en tout cas apprécié l’annonce du ralliement du candidat Pierre-Édouard Cardinal à la future liste d’Alain Carignon pour les municipales de Grenoble. Soutenu jusqu’ici par le Modem et Renaissance, « Pec » a en effet acté une alliance avec le candidat de droite le vendredi 6 février 2026 au matin, amenant dans son sillage l’ancienne députée macroniste Émilie Chalas ou encore les élus d’opposition Delphine Bense (Modem) et Lionel Picollet (ex-Place publique).

L’annonce du ralliement de Pierre-Édouard Cardinal à la candidature d’Alain Carignon a mobilisé beaucoup de monde, côté colistiers… et journalistes. © Florent Mathieu – Place Gre’net
La raison de ce ralliement, cinq semaines en amont du premier tour, tient visiblement à un sondage Ipsos révélé par Le Dauphiné libéré deux jours plus tôt. Lequel donne la candidate de la majorité sortante Laurence Ruffin en tête avec 34 % des voix, contre 25 % pour Alain Carignon, et 6 % pour Pierre-Édouard Cardinal.
« On voit clairement dans le sondage un match Ruffin – Carignon, et notre choix est clair : nous ne voterons pas Laurence Ruffin. Donc nous avons choisi en responsabilité, et nous adressons ce signal fort aux Grenoblois », a commenté Émilie Chalas.
L’alliance s’est invitée… dans les débats du conseil métropolitain
Anticipée dès la veille au soir, l’alliance entre les deux candidats n’a pas manqué de faire grincer des dents, y compris lors du conseil métropolitain qui se déroulait le même vendredi matin. À l’occasion du débat sur le budget, Laurent Amadieu, membre du groupe politique Uma1Une Métropole d’avance., ne s’est ainsi pas privé de moquer le groupe d’opposition MTPS2Métropole territoires de progrès solidaires, co-présidé par Laurent Thoviste et Émilie Chalas., alors que son élu Laurent Thoviste venait de brocarder les divisions au sein de la majorité métropolitaine, comme tout au long de la mandature 2020-2026.
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2 réflexions sur « Municipales à Grenoble : pluie de critiques après l’alliance entre Pierre-Édouard Cardinal et Alain Carignon »
« Il vaut mieux changer EN PROFONDEUR l’action municipale » ont répondu 68% des Grenoblois dans le sondage de mai dernier. Ils l’ont confirmé dans celui de la semaine dernière : 69% ne veulent pas que les sortants soient réélus.
Alors on comprend pourquoi les LFIcolos aboient face à l’union qui se fait contre eux. Ils savent bien qu’ils ne doivent Piolle 1 et Piolle 2 qu’à la division de leurs opposants, et ils tablaient déjà sur un Piolle 3 par procuration à Ruffin.
Concernant les partis politiques, qu’ils pensent d’abord à Grenoble au lieu d’être focalisés sur eux-mêmes et la présidentielle ! Qu’ils remercient plutôt leurs élus locaux de se dédier d’abord à leur ville et à l’attente exprimée par ses habitants, parce que c’est ça la démocratie. Sinon ce sont les gens qui vont se détourner d’eux et ils l’auront bien cherché.
Concernant les 68 ou 69% de Grenoblois qui ne veulent plus de la politique de Piolle-Ruffin, ils ont (enfin !) une liste pour laquelle voter. Ne pas voter utile pour elle équivaut dans les faits à voter pour les LFIcolos. Le choix est donc devenu très simple à faire.
Le Modem préfère-t-il LFI ?
Le Modem avait-il protesté quand Mr Longevialle ex soutien à Carignon est venu au Modem puis oeuvrer avec Mr Destot PS ?