FLASH INFO – La direction de Teisseire et les syndicats ont signé un accord mettant fin à trois mois de grève à Crolles. Dans un communiqué commun publié le 26 janvier 2026, les dirigeants et les représentants du personnel affirment en effet s’être entendus sur les mesures du plan de sauvegarde de l’emploi pour les 205 salariés concernés. L’usine Teisseire de Crolles fermera donc bien ses portes en avril 2026.
Après plusieurs semaines de mobilisation, la direction de Teisseire et les représentants du personnel ont signé, le 26 janvier 2026, un accord sur le plan de sauvegarde de l’emploi. Ce dénouement marque la fin du mouvement de grève sur le site de production de Crolles et la reprise du plan de continuité d’activité (PCA) chez Slaur-Sardet.
« Cet accord porte sur les mesures du Plan de sauvegarde de l’emploi annoncé le 16 octobre dernier et définit les mesures sociales d’accompagnement les plus adaptées à la situation de chacun des salariés concernés », précise le communiqué.
Il encadre dès lors les conditions de départ des 205 salariés concernés par la fermeture de l’usine, prévue pour avril 2026. La mise en œuvre du projet reste cependant conditionnée à sa « validation par la Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités ».
La fin d’une mobilisation de plus de trois mois
La grève avait débuté le 16 octobre 2025, après l’annonce de la fermeture du site de Crolles et de la suppression de 205 emplois. Les salariés, souvent présents dans l’entreprise depuis des décennies, avaient maintenu un piquet de grève jour et nuit et de nombreuses personnalités politiques s’étaient rendues sur place pour les soutenir, comme François Ruffin ou Sébastien Martin, le ministre de l’Industrie.

La direction de Teisseire et les représentants du personnel affirment avoir conclu un accord sur les mesures du plan de sauvegarde de l’emploi pour les 205 salariés concernés. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
En décembre 2025, le tribunal de Grenoble avait même suspendu le PCA, qui prévoyait d’externaliser la production au Havre pendant la grève. Une décision alors saluée comme une « victoire » par les grévistes. De son côté, la direction justifie cette fermeture par une « situation économique dégradée et une concurrence accrue sur le marché ».
Un avenir incertain pour les salariés
La fermeture du site est donc prévue pour avril 2026 et les 205 salariés concernés font face à un avenir incertain. D’autant que cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de désindustrialisation de la région grenobloise, après de récentes fermetures de sites.
La direction de Teisseire réaffirme malgré tout sa volonté de « poursuivre ses efforts en matière de recherche de repreneur pour l’usine et les salariés concernés, en coordination étroite avec l’État et les collectivités locales ».








