REPORTAGE VIDÉO – 205 emplois en sursis, une usine tricentenaire promise à la fermeture, une trésorerie évaporée : les salariés de Teisseire, en grève depuis six semaines à Crolles, refusent de baisser les bras. Ce jeudi 20 novembre 2025, François et Laurence Ruffin sont venus soutenir les grévistes. Ils dénoncent un « pillage » et un État absent. Ils se battent aujourd’hui pour sauver leur outil de travail et un pan de l’histoire industrielle grenobloise.
Depuis six semaines, les salariés de l’usine Teisseire de Crolles tiennent le piquet de grève. Leur combat ? Sauver 205 emplois menacés par la fermeture du site historique, annoncée en octobre par le groupe Carlsberg, propriétaire de la marque depuis 2024.
Aujourd’hui, jeudi 20 novembre 2025, Laurence et François Ruffin sont venus soutenir le mouvement, accompagnés de Cyrielle Chatelain (députée Les Écologistes). Il affirment « qu’au-delà des chiffres, c’est une page de l’histoire industrielle grenobloise qui se tourne, et une lutte qui dépasse désormais le cadre local ».
Les salariés dénoncent la fermeture de l’usine
Teisseire, c’est une entreprise tricentenaire, née en 1720, dont le nom est indissociable de Grenoble. Pourtant, depuis l’annonce de la fermeture du site de Crolles, prévue pour avril 2026, les salariés dénoncent un « pillage économique » et une « stratégie délibérée » de la direction.
« On nous a pillé nos revenus, on nous a pillé notre trésorerie, notre trésor de guerre », lance Florent Duc, secrétaire du CSE. En un an, la trésorerie est passée de 120 millions d’euros à moins de 24 millions, selon les syndicats. « Où est passé cet argent ? », interroge la CGT, qui exige une expertise économique indépendante et la transparence sur les décisions stratégiques ayant conduit à cette situation.
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Une réflexion sur « François Ruffin soutient les salariés de Teisseire : « c’est un pillage, pas une fermeture » »
Ouh là, ça va mal pour la candidate de Piolle si elle s’y croit parce qu’elle peut demander à son frère de venir montrer sa fraise (avant de repartir par le prochain TGV).