FOCUS – L’Union syndicale des policiers municipaux et des agents de prévention et de médiation a déposé un recours devant le tribunal administratif de Grenoble contestant le refus persistant du maire Éric Piolle d’équiper les policiers municipaux d’armes de catégorie B1 et de réévaluer les risques auxquels ils sont exposés.
En novembre 2025, l’Union syndicale des policiers municipaux et des agents de prévention et de médiation (USPPM) a déposé un recours contre le maire de Grenoble, Éric Piolle, du fait de son refus persistant d’armer les policiers municipaux.
Une décision qui s’inscrit dans une logique idéologique selon Bernard Vellutini, secrétaire général de l’USPPM : « Quand Monsieur Piolle est arrivé à la mairie de Grenoble, il a par idéologie stoppé net l’armement des policiers municipaux« , tient-il ainsi à souligner.
« Aujourd’hui, sa ville est à feu et à sang », juge le secrétaire général de l’USPPM.
« Aujourd’hui, sa ville est à feu et à sang. » Or Bernard Vellutini rappelle que « les maires ont l’obligation de procéder à l’analyse des risques auxquels sont exposés leurs agents. Et cela régulièrement, car il y a une évolution quasi permanente du contexte de travail et du besoin de protection ».
La Ville de Grenoble affirme, de son côté, avoir « reçu un recours de ce syndicat, non présent localement sur le territoire grenoblois. Ce syndicat souhaite visiblement médiatiser son recours contre un choix assumé de la municipalité actuelle », ajoute la mairie, qui a transmis le dossier à son avocat pour étudier les suites à donner à cette action.
Un contexte sécuritaire dégradé
En septembre 2024, la mort d’un agent municipal1un agent de propreté urbaine tué par balles à Grenoble avait relancé le débat sur l’armement des policiers municipaux. Après cet événement, Éric Piolle avait réaffirmé son opposition à l’armement des agents, arguant que cela pourrait les exposer à davantage de dangers. Une position vivement critiquée par les syndicats, qui estiment que le désarmement des policiers municipaux les place en situation de vulnérabilité face à une délinquance de plus en plus armée.
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4 réflexions sur « Grenoble : un recours déposé contre le refus d’Éric Piolle d’armer les policiers municipaux »
Dans Dimanche en politique, Laurence Ruffin a parlé sécurité à l’identique de Piolle, avec les mêmes mots et à la virgule près ! La « nouvelle incarnation », comme disent les LFIcolos, est bien là et c’est assez stupéfiant de voir à quel point elle est la copie conforme de Piolle. La seule différence c’est le visage et la voix.
Pour la sécurité, pire encore semble être à venir vu qu’elle veut « être capable de faire l’union » avec LFI, qui a carrément annoncé le démantèlement des caméras et le désarmement de la police municipale. Alors, ça va être quoi la suite du Ruffin show ?
https://www.bfmtv.com/politique/la-france-insoumise/desarmement-de-la-police-municipale-opposition-a-la-videosurveillance-vives-reactions-apres-les-propos-de-mathile-panot_AV-202507070139.html
Quant à Place Publique et au PS (le vrai, pas le groupuscule vendu d’Amandine Germain), vont-ils enfin sortir de leur silence ? Se souviennent-ils qu’il y a douze ans la mairie de Destot avait commandé et reçu l’armement pour la police, et que les LFIcolos l’ont revendu en s’en vantant dans les média ?
https://www.ledauphine.com/isere-sud/2014/06/26/que-sont-devenues-les-armes
Comment faire évoluer sa police municipale quand le Maire 1er OPJ se charge de la sécurité contrairement à aujourd’hui !
https://www.vie-publique.fr/eclairage/286543-polices-municipales-effectifs-plus-importants-mais-plus-de-missions#:~:text=de%20rendre%20compte%20des%20crimes,route%20et%20les%20outrages%20sexistes
Recours trop tardif mais bravo à eux, cela résume bien le rapport LFICOLOS / polices et le refus de prendre en charge le dossier de la sécurité par ces laxistes qui nous ont expliqué qu’il fallait cohabiter avec les narcotrafiquants! 🙄
Monsieur, Les recours que nous déposons ne sont jamais tardifs, ils sont le fruit d’une mure réflexion et de recherches juridiques. Contrairement aux syndicats locaux, les syndicats professionnels disposent d’une très grande liberté d’action face aux décisions locales et loin de se satisfaire de dénoncer des situations, agissent y compris par les voies de droit si nécessaire. Dans le cas d’espèce Monsieur le Maire de GRENOBLE s’est abstenu de ‘apporter une réponse à notre recours gracieux et satisfaire à notre demande de procéder à une nouvelle évaluation des risques professionnels et d’en adapter les moyens en conséquences. Ces recours reposent également sur les moyens dont nous disposons qui ne sont constituer que par les cotisations syndicales et il faut dire que la profession ne se bouscule pas aux portes des syndicats professionnels qui pour autant font régulièrement dire le droit ici et là tout comme récemment contre une décision prise par un maire de Savoie de désarmer provisoirement sa police municipale. Vous comprendrez pourquoi les maires préfèrent les syndicats locaux qui crient aux loups à d’autres qui eux vont agir. Ce recours aurait très bien pu être présenté par les syndicats locaux ! Cordialement