FOCUS – Le sénateur de l’Isère Guillaume Gontard et les conseillères départementales d’opposition Marie Questiaux et Pauline Couvent tirent la sonnette d’alarme concernant la protection des enfants. Au niveau national mais plus particulièrement en Isère, où les deux élues dénoncent des « dysfonctionnements » de l’Aide sociale à l’enfance, tout en regrettant de ne pas avoir accès aux données. Et d’appeler à la création d’une mission d’information et d’évaluation, qu’elles espèrent « transpartisane ».
« Cette conférence résonne comme une alerte. Il y a une prise de conscience sur la question de la protection de l’enfance. C’est un système qui craque, qui s’effondre. » C’est par ces mots que Guillaume Gontard a présenté son point presse sur la protection de l’enfance, lundi 17 novembre. Une rencontre avec une particularité : le sénateur de l’Isère était accompagné de deux conseillères départementales d’opposition, Pauline Couvent et Marie Questiaux, membres du groupe Isère écologie solidarité (IES).

Manifestation de professionnels de la protection de l’enfance devant l’hôtel du Département en 2023. © Martin de Kerimel – Place Gre’net
Rien que de très normal ? Si l’État a son mot à dire en matière de protection de l’enfance, celle-ci n’en est pas moins une compétence confiée aux conseils départementaux. « Sur les 10 milliards qui concernent la protection de l’enfance, 3 % sont assurés directement par l’État. Ensuite, ce sont les différentes collectivités [qui gèrent le reste, ndlr] », a ainsi rappelé Guillaume Gontard. Les services de l’Aide sociale à l’enfance (Ase) évoluent donc sous l’autorité des Départements, et ceci depuis la loi de décentralisation promulguée en 1983.
Guillaume Gontard dénonce « une gestion low cost » de la protection de l’enfance
Reste qu’aujourd’hui l’état de la protection de l’enfance au niveau national inquiète le sénateur, qui rappelle que la prise en charge des enfants dépend des choix politiques des différents conseils départementaux, mais aussi de leurs capacités financières.
Or, souligne le sénateur, « la moitié des Départements sont dans des situations financières critiques », avec de fortes disparités de traitements à la clé, faute d’un pilotage au niveau national. Précision importante toutefois : l’Isère ne fait pas partie des collectivités dans le rouge.
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3 réflexions sur « Protection de l’enfance en Isère : un sénateur et deux élues d’opposition dénoncent des « dysfonctionnements » »
https://www.banquedesterritoires.fr/aide-sociale-lenfance-le-nombre-denfants-confies-bondi-de-6-en-2023
C’est commode d’être dans l’opposition et de déclarer l’accueil inconditionnel quand on n’a pas la responsabilité des affaires.
Comme dit le sénateur « c’est un système qui craque, qui s’effondre. » .… Mais comment pourrait-il en être autrement https://www.banquedesterritoires.fr/aide-sociale-lenfance-le-nombre-denfants-confies-bondi-de-6-en-2023p
C’est clair que lorsqu’un gamin de 12 ans se fait descendre là où Piolle-Ruffin ont écrit par terre que c’est « Place aux enfants », on peut dire que la politique LFIcolo a des « dysfonctionnements » …