FOCUS – Le Département de l’Isère va présenter son débat d’orientation budgétaire à l’occasion de la séance publique du vendredi 14 novembre 2025. Ceci pour mieux assumer un budget de nouveau placé sous le signe de la prudence, même si le moratoire sur les nouveaux projets décidés en 2025 n’est plus d’actualité. La collectivité fait aussi le point sur son plan Très Haut Débit (THD), en passe d’être achevé… et annonce avoir développé sa propre intelligence artificielle, à l’intention de ses services.
« Quand on navigue à vue, on navigue prudemment, on essaye de baisser les voiles, de ne pas se mettre en difficulté pour pouvoir répondre à ce qui peut se passer. » C’est par une métaphore marine que le président du Département de l’Isère Jean-Pierre Barbier a résumé la philosophie qui prédomine la construction du budget 2026 de la collectivité. Ceci alors que le débat d’orientation budgétaire (Dob) fait l’objet d’une séance publique vendredi 14 novembre 2025.

Jean-Pierre Barbier place le débat d’orientation budgétaire sous le signe de la prudence face à l’instabilité institutionnelle nationale. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Le budget proprement dit sera adopté lors de la séance publique de décembre, alors que le vote du budget 2025 avait été reporté au mois de mars pour cause d’instabilité institutionnelle nationale. Une instabilité toujours d’actualité mais sans report cette fois-ci. « On est dans le flou le plus complet […] C’est compliqué pour les services quand on a un budget voté en mars. On perd quand même beaucoup de temps », explique le président.
« De la prudence, de la prudence, encore de la prudence »
Le mot d’ordre n’a, de toute manière, guère changé depuis le précédent exercice. Détournant la célèbre citation de Danton (« De l’audace, de l’audace et encore de l’audace »), Jean-Pierre Barbier préfère, pour sa part, dire : « De la prudence, de la prudence et encore de la prudence ».
Mais pas question, pour autant, de parler d’austérité. « C’est un terme que je réfute, affirme-t-il. Si quelqu’un veut parler d’austérité, je l’invite à aller voir le Département de la Gironde ! » Une collectivité qui a récemment présenté un budget en déficit historique de près de 100 millions d’euros.
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