FOCUS – Le Réseau éducation sans frontière (RESF) dénonce une « dérive droitière » de la municipalité de Fontaine dirigée par Franck Longo, alors qu’une famille sous obligation de quitter le territoire français (OQTF) a été expulsée de son logement deux jours avant la trêve hivernale. De son côté, la Ville, qui indique avoir utilisé tous les recours après plus d’un an de procédure, pointe des dégradations sur le logement et le refus de toute proposition alternative.
« Mr Longo, son équipe municipale et ses services appliquent une politique que ne renieraient pas les droites les plus extrêmes. » Ainsi s’exprime le Réseau éducation sans frontière (RESF) dans un communiqué en date du 25 novembre 2025 visant directement le maire de Fontaine Franck Longo et les élus de sa majorité. En cause ? L’expulsion d’une famille de son logement… et la justification qu’en a faite la Ville sur les réseaux sociaux, symbole à ses yeux d’une « dérive droitière ».
« Deux jours avant la trêve hivernale1Qui débutait le 1er novembre, ndlr., la mairie de Fontaine expulsait de son logement une mère et ses deux enfants sans aucune proposition de relogement », indique ainsi RESF. Qui, le 10 novembre suivant, avec d’autres organisations, participait à un rassemblement d’une quarantaine de personnes devant l’hôtel de Ville de Fontaine pour dénoncer publiquement l’expulsion en question.
La Ville de Fontaine contre-attaque sur les réseaux sociaux
Le même jour, le compte Facebook de la municipalité fontainoise publiait un long communiqué pour délivrer plusieurs éléments. Initialement « logée à titre gratuit » dans un logement temporaire appartenant à la Ville, tout en étant sous obligation de quitter le territoire français (OQTF), la famille a été relogée dans « un appartement communal plus adapté » en juin 2023, avec un loyer de 150 euros par mois qui ne sera jamais réglé. « L’appartement a, par ailleurs, été fortement dégradé et rendu insalubre », ajoute la municipalité.

Franck Longo, maire de Fontaine, lors d’une opération de sécurité et d’occupation citoyenne à Fontaine contre le trafic de drogue. © Joël Kermabon – Place Gre’net
L’appartement devant être désormais vendu, la Ville indique avoir demandé à la famille de le quitter il y a plus d’un an, et s’est vue contrainte de saisir la justice « après avoir épuisé toutes les solutions amiables et les voies de recours ». Celle-ci « a prononcé la résiliation de la convention par jugement du 27 mars 2025 et a autorisé l’expulsion ». Enfin, la mairie de Fontaine note avoir laissé encore plusieurs mois à la famille.
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2 réflexions sur « Famille expulsée à Fontaine : accusé de « dérive droitière », Franck Longo pointe impayés et logement dégradé »
Y en a marre de toutes ses associations qui donnent toujours raison à ses familles qui profitent du système et empêchent des familles plus respectueuses a accéder à ses logements. « Un toit, c’est un droit. Mais payer son loyer, respecter le logement et autrui, c’est « un devoir ». Apprenez donc déjà à faire votre devoir avant de faire valoir votre droit. Que les associations construisent leurs propres immeubles et gèrent eux même leurs protégées saintes familles.
RESF a raison de dire que le droit est bafoué mais la raison c’est que OQTF veut dire Obligation de Quitter le Territoire Français et que ces gens ne l’ont pas fait, alors même que l’Etat leur a proposé un dispositif d’aide au retour payé par le contribuable. Est-ce RESF qui leur a dit d’enfreindre la loi en ne respectant pas l’OQTF ?