FOCUS – Fabien Mulyk, maire de Corps, conseiller communautaire de la Matheysine et conseiller départemental de l’Isère, a adressé la démission de l’ensemble de ses mandats à la préfecture du département. Le désormais ex-élu a en effet annoncé, lundi 17 novembre 2025, renoncer à faire appel après sa condamnation à deux ans d’inéligibilité pour des faits de fraude électorale, ce qui la rend immédiatement applicable.
Sa condamnation va-t-elle sonner la fin de carrière politique de Fabien Mulyk ? Le maire de Corps, conseiller départemental et conseiller communautaire de la Matheysine, a en tout cas annoncé lundi 17 novembre renoncer à faire appel de sa condamnation, prononcée en janvier 2024, à six mois de prison avec sursis, 3 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité.
C’est à l’ouverture de son procès en appel que son avocat a indiqué le désistement de son client, ce qui a entraîné l’application immédiate de la peine prononcée en première instance.
Les faits qui lui sont reprochés ? Lors du premier tour des élections départementales et régionales, le dimanche 20 juin 2021, Fabien Mulyk avait voté (pour lui-même) à trois reprises. Une fois en son nom propre et deux autres fois en émargeant au nom de deux autres personnes, sans disposer pourtant de leurs procurations. Des agissements d’abord passés sous silence, avant d’être dénoncés par une conseillère municipale de Corps.
Une peine sévère désormais appliquée
Pour expliquer ces multiples votes, Fabien Mulyk avait plaidé la fatigue et le stress de la campagne des départementales, la frustration face à un taux de participation trop faible, ou encore le désir de voir son binôme (avec la sénatrice Frédérique Puissat) remporter le scrutin dès le premier tour. L’élu avait également indiqué avoir déposé un bulletin dans l’urne à la place d’amis dont il savait qu’ils auraient voté pour lui.

Quand Fabien Mulyk inaugurait, aux côtés de Jean-Pierre Barbier, la nouvelle ferme du Peuil en 2018. © Place Gre’net
Pas de quoi convaincre les juges, qui avaient prononcé une peine sévère à son encontre. Quant au procureur adjoint de la République François Touret de Coucy, il avait tenu des propos sans équivoque, notamment à l’encontre du soutien affiché à Fabien Mulyk par la majorité départementale.
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