FLASH INFO – Un détenu et un surveillant de la maison d’arrêt de Varces ainsi que deux comparses comparaissaient, jeudi 27 février 2025, devant le tribunal correctionnel de Grenoble. Il leur était reproché, pour le détenu, d’avoir revendu des stupéfiants dans l’enceinte de la prison et d’avoir blanchi de l’argent. Pour le surveillant, d’avoir facilité la circulation de ces produits. Le détenu s’est vu condamné à 18 mois d’emprisonnement et le surveillant, reconnu coupable de complicité, à 12 mois avec sursis.
L’affaire remonte au 20 novembre 2020. Un surveillant de la maison d’arrêt de Varces et un détenu âgé à l’époque de 47 ans avaient été mis en examen pour détention, transport, offre, cession et acquisition de stupéfiants dans l’enceinte carcérale. Ce après le signalement aux autorités judiciaires par la direction du centre pénitentiaire de l’existence d’un trafic de stupéfiants au sein de l’établissement, le 15 juin 2020.
Que leur reprochait-on ? Pour le détenu, d’avoir alimenté la prison en haschich et en cocaïne et d’avoir blanchi de l’argent. Par ailleurs, les enquêteurs avaient découvert 156 000 euros en espèce dans l’appartement d’une ex-compagne du détenu, elle aussi poursuivie pour blanchiment. Et concernant le surveillant, d’avoir favorisé la circulation de ces produits stupéfiants dans la prison.
L’audience concernant ces faits avait lieu jeudi 27 février devant le tribunal correctionnel de Grenoble qui jugeait quatre prévenus : le détenu, le surveillant, l’ex-compagne et le frère de cette dernière.
Le détenu, actuellement sous bracelet électronique, qui ne s’est pas présenté à l’audience, s’est vu condamné à 18 mois d’emprisonnement. « Il [a] fait l’objet d’un mandat d’arrêt après avoir été condamné en son absence, à un an de prison dans une affaire de cambriolage, le mardi 25 février », a ainsi rapporté le Dauphiné libéré.
Les deux comparses condamnés à de la prison ferme
Enfin, le tribunal a condamné à 12 mois de prison avec sursis le surveillant pénitentiaire de Varces, reconnu coupable de « complicité de détention et de transport de stupéfiants », toutefois « sans qu’il soit établi qu’il en ait tiré profit », a précisé le quotidien régional.
Quant à l’ex-compagne, cette dernière a écopé de 9 mois d’emprisonnement ferme sans demande de mandat de dépôt. La justice a par ailleurs confisqué les 156 000 euros trouvés chez elle. Enfin, un dernier prévenu, en l’occurrence le frère de la jeune femme qui avait participé à l’introduction de stupéfiants dans la prison, a pris, lui, six mois ferme.










