FOCUS – Si Alina Szapocznikow est considérée comme l’une des plus grandes artistes du XXe siècle en Pologne, la sculptrice est bien moins connue du public français et était même tombée dans l’oubli jusqu’au début des années 2000. Une injustice que le Musée de Grenoble espère réparer en proposant la première rétrospective consacrée à l’artiste dans un musée français. Voyage dans un univers où le corps est omniprésent, dans ses dimensions sensuelles comme monstrueuses.
Alina Szapocznikow, une inconnue? Si le nom, moins difficile à prononcer qu’il n’y paraît, n’évoque rien au public français, il n’en figure pas moins parmi ceux des artistes polonais les plus importants du XXe siècle.
L’œuvre de la sculptrice, quelque peu tombée dans l’oubli jusqu’au début des années 2000, n’a en effet rien à envier à celles d’une Niki de Saint Phalle ou d’une Louise Bourgeois. C’est pour mieux partager son univers que le Musée de Grenoble lui consacre une grande exposition, du 20 septembre 2025 au 4 janvier 2026.

De nombreuses photographies d’Alina Szapocznikow émaillent l’exposition du Musée de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Si des œuvres d’Alina Szapocznikow avaient déjà fait l’objet d’une exposition au Centre Pompidou en 2013, l’exposition Le Langage du corps du Musée de Grenoble constitue bien la première rétrospective de l’artiste présentée en France.
Le tout autour d’un parcours relativement copieux : quinze salles et 150 œuvres sont à découvrir, traversant le cheminement créatif (et biographique) de l’artiste, depuis sa période polonaise (de 1946 à 1963) à sa période parisienne ( de 1963 à 1973, année de son décès).
Une vie à représenter le corps
Pourquoi Le Langage du corps? Parce qu’Alina Szapocznikow a consacré sa vie d’artiste à représenter le corps humain, et particulièrement le sien. Parmi les (nombreuses) photographies de l’artiste à voir tout au long du parcours de l’exposition, certaines la mettent en scène en train de réaliser des moulages de sa propre anatomie, qu’il s’agisse de ses jambes ou de sa poitrine.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 70 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous










