FLASH INFO – L’ancien directeur du Crous Grenoble-Alpes et actuel directeur du Crous de Bordeaux-Aquitaine est visé par une enquête interne pour des faits présumés de harcèlement et d’agressions sexuelles. Trois possibles victimes auraient été identifiées à Grenoble. Le principal intéressé dément fermement ces accusations.
Des personnes ont-elles été victimes d’agressions sexuelles au sein du Crous Grenoble-Alpes? C’est ce que redoutent les services de l’Éducation nationale, alors que le directeur du Crous de Bordeaux-Aquitaine est mis en cause depuis février 2025 pour des faits de harcèlement et d’agressions sexuelles. Celui-ci a, en effet, précédemment exercé les fonctions de directeur à Grenoble entre 2013 et 2018. Trois victimes présumées auraient été identifiées, selon plusieurs médias dont Sud Ouest ou Le Figaro.
Une enquête administrative, dirigée par l’inspection générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche (IGESR), est actuellement en cours. C’est sur la base d’un témoignage anonyme que la procédure a été lancée. Les faits reprochés? Sud-Ouest évoque « une relation forcée qui a abouti sur des rapports sexuels à plusieurs reprises« , ou encore des attouchements et tentatives de baisers forcés. Quatre personnes se seraient signalées à Bordeaux, en plus des trois identifiées à Grenoble.

L’ancien directeur du Crous Grenoble-Alpes, ici lors de la visite de Najat Vallaud-Belkacem (alors ministre de l’Éducation nationale) en 2016. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Pour l’heure, la présomption d’innocence s’impose. Le directeur a vivement contesté les faits auprès de l’AFP, en déclarant découvrir « avec la plus grande stupéfaction » l’enquête ouverte à son encontre. « À ce jour, il ne m’a pas été notifié l’existence d’une enquête portant sur de tels faits qui me seraient reprochés« , ajoute-t-il. Non sans menacer d’une action en diffamation « toute personne ou entité relayant ces allégations mensongères ou injurieuses« . Le directeur est, par ailleurs, toujours en fonction.
Sollicité par Place Gre’net, le Crous Grenoble-Alpes indique pour sa part avoir appris « par voie de presse » l’existence de l’enquête en cours diligentée par l’IGESR. « Le Crous respecte la présomption d’innocence des personnes mises en cause et dispose des procédures de recueil de la parole et d’accompagnements d’éventuelles victimes« , ajoute-t-il. Le syndicat CGT du Crous affiche le même respect de la présomption d’innocence et déclare qu’il « ne lui appartient pas de commenter cette actualité« .







