ÉVÉNEMENT – Le premier Festival d’histoire de la montagne se tient à Grenoble du 11 au 13 avril 2025. Un événement organisé par le Musée dauphinois, avec l’Université Grenoble Alpes et la revue L’Alpe. Rencontres, concerts, tables rondes, projections de films, balades philosophiques, expérimentations… Cette manifestation biennale vise à « ouvrir un espace de réflexion sur la montagne, son histoire et son devenir« .
« Cette première édition se porte autour de la notion d’expérience et de ce que ce mot dit de la relation singulière des sociétés humaines aux territoires de montagne, où la pente façonne les usages, les savoir-faire et la quête insatiable des sommets« , expliquent les organisateurs du premier Festival d’histoire de la montagne.
L’événement se déroule du 11 au 13 avril 2025, en grande partie au Musée dauphinois, qui accueille par ailleurs une exposition sur le Pays bassari, à cheval sur le Sénégal et la Guinée.

Le premier Festival d’histoire de la montagne se tient au Musée dauphinois. © Joël Kermabon – Place Gre’net. © Joël Kermabon – Place Gre’net
« Le Festival d’histoire de la montagne est une manifestation biennale à destination du public le plus large, qu’il soit connaisseur ou amateur, à l’initiative du Musée dauphinois. L’objectif est à la fois de traiter de l’histoire des Alpes sur le temps long, tout en reliant ce regard sur le passé avec les questions contemporaines« .
Les porteurs de ce nouvel événement, outre le Musée dauphinois ? La revue L’Alpe des éditions Glénat, la Fondation Petzl qui a apporté un soutien financier, et surtout le Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes (Larhra) de l’Université Grenoble Alpes (UGA) ainsi que les bibliothèques universitaires.
« Plus que jamais la montagne est une source d’étude pour les chercheurs qui peuvent s’appuyer pour ce faire sur les technologies récentes, tandis que la préservation de ses espaces naturels apparaît comme un défi majeur en ce début de 21e siècle« , expliquent les organisateurs du festival.
« Ouvrir un espace de réflexion sur la montagne, son histoire et son devenir »
Rencontres, tables rondes, films, concerts, balades philosophiques et expérimentations seront autant d’occasions d’ »ouvrir un espace de réflexion sur la montagne, son histoire et son devenir au public le plus large« .
Parmi les temps forts, notons la table ronde sur la thème : « Raconter la montagne sportive, des récits des premiers scientifiques alpinistes aux influenceurs d’aujourd’hui« , samedi 12 avril à 14 h 30 à la chapelle du Musée dauphinois. Un échange avec Anne-Marie Granet-Abisset, professeure d’histoire contemporaine émérite à l’UGA, Philippe Joutard, professeur d’histoire émérite de l’université de Provence-Aix-Marseille, Laurent Tissot, professeur d’histoire émérite de l’université de Neuchâtel, et Mathis Dumas, guide de haute montagne, athlète de sports de montagne et accompagnateur d’Inoxtag lors de sa récente ascension de l’Everest.
Suivra samedi 12 avril à 16 h 30 un entretien de Paul Petzl, parrain de la première édition et président directeur général du groupe du même nom, avec Anne Dalmasso, professeure d’histoire contemporaine à l’UGA, autour du thème « La montagne, une inépuisable source d’expérimentations« . Un entretien qui se tiendra à la Chapelle du Musée dauphinois.
Une balade-philo sur les « cadences des corps montagnards »
Dimanche 13 avril, Simon Parcot, écrivain et philosophe des sentiers, auteur de Carnet de guides, propose une balade-philo (sur inscription au 04 57 58 89 01) sur le thème « Cadences des corps montagnards« , du sommet de la Bastille au Musée dauphinois, de 13 h 30 à 15 h 30. Rendez-vous à la table d’orientation de la gare haute de la Bastille (tarif préférentiel de 4,4 € proposé pour un accès via le téléphérique).

Simon Parcot, écrivain et philosophe des sentiers, propose une balade-philo de la Bastille au Musée dauphinois. DR
Suivra dimanche, de 15 h 30 à 16 h 30, au Musée dauphinois un dialogue autour du thème « Paysages sensibles : toucher, goûter, entendre, sentir, voir les Alpes » entre Nelly Valsangiacomo, professeure d’histoire contemporaine à l’Université de Lausanne, et Erika Wicky, chercheuse associée au Laboratoire Larhra. Le tout animé par Sophie Boizard, rédactrice en chef de la revue L’Alpe.
Enfin, dimanche à 18 heures à la Chapelle du Musée dauphinois, le Duo Vargoza donnera un concert sur les musiques des Alpes du Sud et du Dauphiné. Guillaume Vargoz à l’harmonica et Robin Vargoz au violon, à l’alto, à la voix et aux percussions corporelles proposent « un voyage musical au cœur des traditions alpines« . Ce avant la clôture et remise du prix du festival.
Musée dauphinois
30 rue Maurice-Gignoux, à Grenoble
Tél. 04 57 58 89 01
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