FOCUS – L’annonce de la suppression du Conseil national de la montagne, le dimanche 24 mars 2025, n’a pas été sans provoquer une levée de boucliers. Si le gouvernement a ensuite rapidement rétropédalé, et même promis une réunion prochaine de l’instance, des voix n’ont pas manqué de s’exprimer pour dénoncer cette décision, dont celles d’associations environnementales et de la députée de l’Isère Marie-Noëlle Battistel.
Supprimé… ou pas? Le dimanche 24 mars, le gouvernement annonçait la suppression du Conseil national de la montagne. Une entité créée en 1985 dans le cadre de la loi du 9 janvier 1985 relative au développement et à la protection de la montagne.
Regroupant différents acteurs de la montagne, le CNM se veut « le lieu de concertation privilégié entre le gouvernement et les représentants de la montagne sur l’avenir des territoires de montagne et sur les politiques publiques à mettre en œuvre« . Mais dans la mesure où il n’avait pas organisé de réunions depuis plusieurs années, le gouvernement a jugé bon d’y mettre un terme, dans le cadre de son projet de loi de simplification de la vie économique.

La montagne est belle… mais le Conseil national de la montagne dispensable? Après avoir annoncé sa suppression, le gouvernement a fait machine arrière. © Ancelin Faure – Place Gre’net
De quoi provoquer une immédiate levée de boucliers de la part de différentes organisations et parlementaires… et un rétropédalage en urgence. Le 25 mars, par voie de communiqué, le CNM (re)devenait ainsi « un espace indispensable de discussion« , avec promesse de réunion prochaine.
Un revirement passé inaperçu du fait de sa soudaineté… ou qui ne convainc pas? Toujours est-il que les réactions hostiles, tant du monde associatif que politique, ont continué.
Trois associations ont dénoncé la suppression du CNM
Le 26 mars, Mountain Wilderness, France nature environnement et la Fédération française des clubs alpins et de montagne dénonçaient la suppression du CNM dans un communiqué. « Une décision irréfléchie aussi incompréhensible qu’inacceptable [qui] prive les populations montagnardes d’un espace de concertation et de dialogue avec l’État sur les politiques qui les concernent directement« , déclaraient-ils.
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