FLASH INFO – L’association Alertes 38, qui œuvre à une meilleure prise en charge sanitaire des personnes âgées en Isère, a annoncé le lancement d’une consultation des professionnels de la santé et des élus sur le sujet, à l’occasion d’une réunion organisée le jeudi 3 avril. L’occasion de rappeler ses propositions, qu’elle compte soumettre au prochain conseil territorial de santé.
Après un “coup de gueule” poussé en octobre 2024 par son président Edmond-Jean Menoud, l’association iséroise Alertes 38 organisait une réunion, jeudi 3 avril 2025 à Grenoble, avec les membres du Conseil territorial de santé (CTS) et « l’ensemble des représentants du secteur sanitaire du département, sans oublier les élus. Objectif? Lancer « une grande concertation départementale » sur la question de l’hospitalisation des personnes âgées.
« Le secteur sanitaire de l’Isère doit s’adapter à l’évolution démographique et par conséquent modifier les conditions dans lesquelles les personnes âgées sont prises en charge notamment aux urgences« , plaide l’association. Non sans rappeler porter ce message depuis déjà trois ans.

Le député de la dixième circonscription de l’Isère Thierry Perez était présent à la réunion organisée par Alertes 38 sur la question de la prise en charge sanitaire des personnes âgées. © Thierry Perez – X
Alertes 38 avait eu l’occasion d’exprimer son point de vue à la direction du CHU Grenoble-Alpes lors d’un échange, le 25 février. « La saturation des urgences a notamment pour origine le traitement sanitaire inadapté de la demande des personnes âgées« , avait fait valoir l’association. Et de considérer qu’un rapport de la Chambre régionale des comptes sur le CHU Grenoble-Alpes rendu public le 3 mars confirme son diagnostic, en pointant notamment du doigt « une offre d’aval insuffisante pour les personnes âgées« .
La réunion du 3 avril 2025 a aussi été l’occasion pour Alertes 38 de présenter l’avis qu’il compte soumettre lors de la prochaine instance du CTS. Lequel comporte plusieurs propositions, à commencer par un meilleur traitement en aval de la demande en matière de santé des personnes âgées. Ainsi que l’organisation d’un « bénévolat récompensé » pour accompagner ces publics au sein des urgences, et lutter ainsi contre la solitude et la désorientation.
L’association propose encore « de recenser les solutions existantes pour organiser le développement des services d’accueil alternatifs des personnes âgées« . Et demande enfin, de façon plus générale, « que soit mise en place une politique volontariste d’accueil des nouveaux médecins diplômés et des étudiants« . « La notion de vivre-ensemble ne relève pas du marketing politique mais de l’action en direction des populations concernées« , déclare en conclusion Edmond-Jean Menoud.









