FLASH INFO – L’influenceur échirollois Imad Ould Brahim, alias « Imad Titin », comparaissait mercredi 5 mars 2025, devant le tribunal judiciaire de Grenoble pour « provocation directe à un acte de terrorisme » sur les réseaux sociaux. Le doute subsistant quant à l’exacte traduction des propos tenus dans ses vidéos, la cour a renvoyé l’audience au 23 mai suivant. Le mis en cause, alors en détention provisoire, s’est vu libéré et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter le territoire.
Mercredi 5 mars 2025, l’influenceur échirollois Imad Ould Brahim, alias « Imad Tintin » ou encore « Bledar de luxe », comparaissait sous escorte devant le tribunal judiciaire de Grenoble au chef de « provocation directe à un acte de terrorisme » sur les réseaux sociaux. Mais le procès a tourné court, la cour ayant décidé de renvoyer l’audience au 23 mai 2025. Ce faute de consensus des parties sur l’exacte traduction des propos tenus par l’influenceur dans ses vidéos, rapporte le Dauphiné libéré.
Le tribunal a donc ordonné un supplément d’informations via une nouvelle expertise judiciaire afin qu’il soit possible de traduire le plus fidèlement possible les déclarations du ressortissant algérien. En effet, depuis le signalement de l’une de ses vidéos, particulièrement virulente, « ce jeune père de famille affirme que ses propos ont été mal traduits et que la vidéo en question a été “truquée” », rapporte le quotidien régional.
Jusqu’alors en détention provisoire, Imad Ould Brahim est ressorti libre du palais de justice, non sans faire l’objet d’un contrôle judiciaire qui l’oblige à pointer toutes les semaines au commissariat de police d’Échirolles. Le tout assorti d’une interdiction de quitter le territoire français.
« Brûler vif, tuer et violer sur le territoire français » les opposants au régime algérien
L’affaire qui avait fait les gros titres de la presse locale et nationale avait en effet défrayé la chronique. Le 23 janvier 2025, la police avait interpellé à Échirolles et placé en garde à vue Imad Ould Brahim. On reprochait à ce ressortissant algérien, frappé d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), la publication, sur les réseaux sociaux TikTok et X, de plusieurs vidéos, dont certaines visionnées plus d’un million de fois.
L’une d’entre elles appelait, en langue arabe sous-titrée en français, à « brûler vif, tuer et violer sur le sol français » les personnes qui s’opposeraient au régime algérien. Des propos constitutifs d’apologie du terrorisme pour lesquels la justice l’avait placé en détention provisoire.
Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, n’avait d’ailleurs pas manqué de se féliciter de l’arrestation de l’influenceur. « Lui aussi devra répondre des ignobles propos tenus sur TikTok devant la justice. Ne rien laisser passer », avait-il alors écrit sur son compte X.



Une réflexion sur « Le procès de l’influenceur échirollois « Imad Titin » renvoyé, faute de consensus sur la traduction de ses vidéos »
J’hallucine. Ce type était sous OQTF, non exécutée comme presque toutes. Et le voilà sous interdiction de quitter le territoire français !