FLASH INFO – Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Grenoble-Dauphiné a un nouveau président. Seul candidat en lice, l’avocat grenoblois Éric Hattab a été élu à la tête de l’association grenobloise, lors de son assemblée générale. Les deux anciens présidents, Yves Ganansia et Hervé Gerbi, ont pour leur part été promus présidents d’honneur.
Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Grenoble-Dauphiné annonce avoir procédé à l’élection de son nouveau président, à l’occasion de son assemblée générale du mardi 11 février 2025. C’est l’avocat grenoblois Éric Hattab qui succède au président Hervé Gerbi et au président par intérim Jean-Luc Médina. Une élection sans surprise puisqu’Éric Hattab était le seul candidat en lice.
Âgé de 51 ans, Éric Hattab est un « ancien de la Licra » (Ligue contre la racisme et l’antisémitisme) et était jusqu’ici président du comité de collecte de dons du Fonds social juif unifié (FSJU) à Grenoble. Jean-Luc Médina conserve, pour sa part, la présidence régionale du FSJU, de même que la vice-présidence statutaire du Crif, précise l’association par voie de communiqué.

Hervé Gerbi, président du Crif entre 2021 et 2024, avait renoncé à un second mandat pour se porter candidat à l’élection législative partielle en Isère. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Au cours de la même assemblée générale, le Crif Grenoble-Dauphiné a également promu comme présidents d’honneur « par acclamation » ses deux derniers présidents : Yves Ganansia (de 2014 à 2022) et Hervé Gerbi (de 2021 à 2024). Ce dernier avait envisagé, selon son propre aveu, de briguer un nouveau mandat au Crif… avant d’y renoncer pour se porter candidat à la législative partielle sur la première circonscription de l’Isère.
Le Crif Grenoble-Dauphiné avait connu de vives tensions avec la Ville de Grenoble et avait fini par couper les ponts en septembre 2024 à la suite de déclarations du maire Éric Piolle contre les offensives militaires israéliennes. Après avoir accepté la main tendue du maire, le Crif avait finalement annoncé la reprise officielle du dialogue en décembre, « sur la base d’un socle commun de valeurs ».

