FOCUS – La Ville de Grenoble était appelée à se prononcer sur sa « stratégie de résilience territoriale » à l’occasion du conseil municipal du 3 février 2025. De quoi donner des débats souvent sur la forme plus que sur le fond, les élus d’opposition moquant volontiers la « novlangue » ou le « blablabla » de la délibération et du rapport qui leur étaient soumis. À juste titre?
Si nombre de sujets peuvent être débattus dans l’enceinte d’un conseil municipal, la linguistique n’est pas le plus fréquent. Cette discipline s’invite malgré tout quelquefois à Grenoble, que ce soit concernant l’écriture inclusive, adoptée (sans difficulté) en novembre 2019… ou le concept de « novlangue« , comme lors du CM du lundi 3 février 2025. Ceci à l’occasion d’une délibération portant sur l’adoption de la « stratégie de résilience territoriale de la Ville de Grenoble« , dans le cadre de la démarche Grenoble 2040.

Antoine Back, adjoint aux Risques et à la Résilience territoriale de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net
La stratégie en question s’appuie sur un document d’une cinquantaine de pages. Lequel, contrairement à ce qu’écrit le maire Éric Piolle dans son éditorial, ne cherche pas « comment rendre le monde de demain plus juste et plus sûr« , mais bien à explorer les pistes pour mieux armer le territoire face aux nombreux risques qui peuvent le menacer, qu’ils soient d’ordre naturel, technologique ou encore terroriste. Et ceci en articulant ensemble les enjeux techniques, administratifs, politiques et sociaux qu’ils soulèvent.
Émilie Chalas fustige « l’usage de la novlangue »
Des risques et de la résilience, il n’en a pas beaucoup été question dans les échanges qui ont accompagné la délibération. Les critiques se sont beaucoup portées sur le style même du rapport, et par ricochet sur celui d’Antoine Back, adjoint aux Risques et à la Résilience territoriale, en charge de le présenter.
C’est Émilie Chalas, élue d’opposition du groupe Nouveau Regard, qui a ouvert le bal, en livrant un propos d’une dizaine de minutes sur « la résilience par le silence alimentée par l’usage de la novlangue« .
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4 réflexions sur « La Ville de Grenoble adopte sa « stratégie de résilience territoriale », sur fond d’accusations de « novlangue » et de « blablabla » »
La théorie du donut »s est une réflexion permettant de repenser l’économie où les besoins humains de base peuvent être satisfaits tout en respectant les ressources environnementales. Une réelle connivence entre notre manière de consommer et les limites planétaires.
Est ce le programme de Laurence Ruffin et ses deux pom pom girls ?
Elle a pas peur de raconter n’importe quoi Chalas. Ça fait peur, mais est-ce vraiment surprenant de la part d’une macroniste ?
L’adjoint aux « Risques et Résilience territoriale, prospective, évaluation et nouveaux indicateurs » présente aussi le »donut’s » dans son rapport annuel, un bon moment aussi de discours intellectualisant…