FOCUS – Lors du conseil métropolitain de Grenoble Alpes Métropole du 8 novembre 2024, les élus ont exprimé leur soutien aux salariés de Vencorex Pont-de-Claix. Alors que l’usine de la plateforme chimique n’a toujours pas trouvé repreneur, ils ont manifesté leur souhait de voir l’Etat s’investir davantage dans ce dossier.
« Marc Ferracci1ministre de l’Industrie ne nous a pas semblé impliqué dans le dossier », regrette Séverine Dejoux, élue au CSE de Vencorex Pont-de-Claix. Lors du conseil métropolitain du 8 novembre 2024, une délégation de représentants syndicaux du site a présenté la situation de l’entreprise chimique, en grande difficulté, aux élus de la Métropole et a demandé leur soutien pour sortir de l’impasse.
Vencorex Pont-de-Claix est en effet en redressement judiciaire depuis le 10 septembre 2024. Et à ce jour, une seule offre a été proposée. Problème : elle émane du principal concurrent de Vencorex, qui a par ailleurs contribué à le faire couler. Il s’agit de BorsodChem, filiale hongroise du géant chinois Wanhua. Celui-ci ne s’intéresse qu’à un seul atelier et ne reprendrait que 25 salariés « alors que cet atelier fonctionne aujourd’hui grâce à 46 personnes », précise Séverine Dejoux.

Séverine Dejoux, au micro, s’est exprimée en compagnie d’autres délégués syndicaux de Vencorex lors du conseil métropolitain du 8 novembre 2024. © Joël Kermabon Place Gre’net
Et d’ajouter : « M. Barnier doit prendre ses responsabilités et faire en sorte que la chimie française soit sauvegardée et que l’on ne parle plus de réindustrialisation, mais que l’on ait des actes qui nous montrent qu’elle a un intérêt. »
Christophe Ferrari déplore un certain laisser-aller du gouvernement
Maire de Pont-de-Claix et président de la Métropole, Christophe Ferrari a regretté en préambule le manque d’implication du gouvernement et rappelé les enjeux autour de ce fleuron isérois. « Aujourd’hui, ce qui est en jeu, ce sont 120 ans de notre histoire industrielle. Ce qui est en jeu, ce sont 120 ans d’identité économique et sociale de notre sud grenoblois. Ce qui est en jeu, ce sont 6 000 emplois aujourd’hui et autant de familles. » Et d’ajouter qu’il conviait l’Etat à « se réveiller » pour trouver une solution permettant une reprise de toutes les activités de Vencorex.
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