FLASH INFO – Depuis le 23 octobre 2024, les salariés de Vencorex Pont-de-Claix sont en grève à durée illimitée. Ils protestent contre la proposition de reprise d’un unique atelier de 25 personnes, laissant les 475 autres travailleurs dans une situation des plus inquiétantes. Leurs voisins d’Arkema Jarrie ont également entamé une grève, se sentant directement menacés par l’éventuelle fermeture de Vencorex. Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, les a rencontrés le 28 octobre 2024. Il demande à Michel Barnier, Premier ministre, de prendre en charge le dossier.
Les salariés de Vencorex Pont-de-Claix ont manifesté une première fois le 30 septembre 2024 contre la potentielle fermeture de leur site. Puis, à l’annonce de l’offre de reprise d’un unique atelier de 25 personnes sur les 500 salariés de l’usine par le Hongrois BorsodChem (filière du groupe chinois Wanhua), ils ont démarré une grève à durée illimitée le 23 octobre. Les salariés d’Arkema Jarrie, qui seraient directement touchés par cette fermeture, les ont rejoints.

Des centaines de salariés ont manifesté le 30 septembre dans les rues de Pont-de-Claix avant de rejoindre le site de Vencorex. ©Morgane Poulet – Place Gre’net
Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère, s’est rendu sur place, le 28 octobre 2024. Il demande désormais au Premier ministre, Michel Barnier, de se saisir directement du dossier « au nom de la souveraineté industrielle et de sécurité ».
Une situation qui va de mal en pis
Le sénateur explique qu’en cas de fermeture du site, « ce n’est pas moins que la survie de l’ensemble de la filière française de la chimie qui est menacée ». Et de préciser : « De nombreuses entreprises sont dépendantes du chlore, de la soude ou encore des tolonates produits par Vencorex. »
Des exemples ? « C’est notamment le cas de Suez, Solvay, Arkema, Framatome, Tredi ou encore d’ArianeGroup. Ainsi, le carburant utilisé par la fusée Ariane, les éponges de zirconium utilisées pour le lainage des réacteurs nucléaires. Ou encore les pastilles nécessaires au traitement de l’eau potable sont autant de produits essentiels fabriqués grâce à Vencorex. »
Guillaume Gontard demande également que l’Etat mette en place un comité de pilotage. Ce dernier devrait réunir les représentants des salariés, ceux de l’ensemble des entreprises de la plateforme chimique de Pont-de-Claix, les élus du territoire ainsi que les services de l’Etat.

Guillaume Gontard, sénateur de l’Isère écologiste, souhaite que le gouvernement se saisisse du dossier Vencorex. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Enfin, Guillaume Gontard estime qu’il est nécessaire de laisser du temps à chacun pour construire des solutions viables, en partenariat avec l’Etat. Ce dernier devrait, selon lui, également maintenir la pression sur le groupe thaïlandais PTT-GC, qui détient Vencorex. « Il ne peut se désengager sans contre-parties solides », juge en effet le sénateur.



Une réflexion sur « Vencorex Pont-de-Claix : le sénateur isérois Guillaume Gontard demande au Premier ministre de piloter directement le dossier »
Alors là, va falloir m’expliquer si défendre une entreprise polluante est écologiste ou opportuniste. Sachant que le sénateur en question est un communiste qui s’est repeint en vert, j’ai mon idée.
https://www.placegrenet.fr/2024/10/08/pollution-de-lisere-aux-pfas-le-collectif-stop-micro-denonce-un-scandale-sanitaire-et-appelle-a-faire-un-autre-choix-de-societe/637533