FLASH INFO – Le sort de Vencorex Pont-de-Claix est toujours incertain. Aucun nouvel acquéreur potentiel ne s’est manifesté depuis l’offre de l’industriel hongrois BorsodChem proposant de ne garder que 25 personnes sur les 460 du site. Salariés et élus syndicaux multiplient donc des actions pour se faire entendre par toutes les instances.
« Il n’y a pas que les salariés de Vencorex qui doivent s’inquiéter de la situation », a lancé Maryse Léon, secrétaire générale de la CFDT, lors d’un rassemblement devant la tribunal de commerce de Lyon, le mercredi 6 novembre 2024. Le syndicat estime en effet que de 5 000 à 7 000 emplois sont menacés par la fermeture de Vencorex Pont-de-Claix.
Alors que le sort de l’usine n’est toujours pas fixé, ses salariés ainsi que les élus syndicaux n’ont de cesse de multiplier les actions. Leur objectif ? Gagner en visibilité pour exposer la situation… mais aussi et surtout, réclamer des solutions. Le 23 octobre 2024, ils avaient ainsi de nouveau manifesté à la suite de la proposition de l’industriel hongrois BorsodChem, filiale du géant chinois Wanhua, désireux de récupérer l’activité tonolates (composants pour peinture et vernis). Soit un unique atelier de 25 personnes… sur les 460 du site.
Dénoncer une situation de crise auprès de toutes les institutions
Depuis cette offre, aucune nouvelle proposition. C’est pourquoi les salariés se sont rassemblés devant la préfecture de l’Isère, le lundi 4 novembre. Ce jour-là, un comité de pilotage se tenait en compagnie d’élus syndicaux, de représentants de l’Etat et de l’usine.
Le 6 novembre 2024, ils se sont rendus jusqu’au tribunal de commerce de Lyon, où se tenait une audience de suivi, dans le cadre de la procédure de redressement judiciaire en cours. Des salariés du siège et du pôle recherche et développement basés dans le Rhône les ayant rejoints, ils étaient près d’une centaine.

Des centaines de salariés avaient manifesté le 30 septembre à Pont-de-Claix avant de rejoindre le site de Vencorex. © Morgane Poulet Place Gre’net
Maryse Léon, présente sur place, s’est exprimée au nom de la CFDT pour lancer un « double appel ». Tout d’abord, à l’adresse des entreprises de la plateforme de Pont-de-Claix, qui doivent « être solidaires » et prendre des décisions en matière « d’approvisionnement pour faire fonctionner la plateforme ». Et ensuite, aux pouvoirs publics, « qui ont les moyens et les leviers d’action pour trouver des repreneurs ». D’autant plus que « les solutions industrielles se trouvent aussi à l’échelle européenne ».
Lors de l’audience du 6 novembre, il a été demandé de prolonger la période d’observation de l’usine jusqu’au 10 mars 2025. Le tribunal de commerce devrait rendre sa décision le 7 novembre.
Ajout du 8 novembre 2024 : le tribunal de commerce de Lyon a décidé de prolonger la période d’observation jusqu’au 6 mars 2025.









