FLASH INFO – Un sursis pour l’Alpe du Grand-Serre? Après avoir voté la fermeture de la station de moyenne montagne le 4 octobre 2024, la Communauté de communes de la Matheysine a finalement donné le feu vert à une nouvelle et (probablement) dernière saison, le mardi 22 octobre. Différents apports financiers permettent en effet cette ouverture… qui résonne comme un chant du cygne.
Depuis l’annonce de la fermeture de la station de l’Alpe du Grand-Serre, de nombreuses aides ont afflué, permettant le maintien de l’activité pour une saison supplémentaire 2024-2025, été inclus, avant une fermeture en septembre 2025. L’Association nationale des maires de stations de montagne (Anem) a ainsi contribué à hauteur de 10 000 euros, tandis que l’École du ski français met près de 34 000 euros sur la table, selon Le Dauphiné libéré. La commune de La Morte, sur laquelle est située la station, apporte pour sa part une aide de 100 000 euros.

Sur les réseaux sociaux, les associations La Morte Vivante et Alpe du Grand-Serre demain adressent un remerciement aux donateurs ayant permis le maintien de l’activité de la station pour une saison supplémentaire. © La Morte Vivante – Facebook
Quant à la cagnotte initiée par les associations La Morte vivante et Alpe du Grand-Serre demain ouverte tout autant aux entreprises qu’aux particuliers, elle a pour sa part permis de récolter environ 200 000 euros. Une somme importante que saluent les deux collectifs sur les réseaux sociaux via un message commun, remerciant la présidente de la Matheysine Coraline Saurat et le maire de La Morte Raymond Masl, ainsi que l’ensemble des donateurs. Ce avant de lancer un message: « Au travail pour nous transformer collectivement, la montagne française a besoin de réussites« .
Enfin, la ministre déléguée chargée de la Ruralité, du Commerce et de l’Artisanat Françoise Gatel a fait savoir que l’État allait également apporter une aide d’un montant de 40 000 euros. « Cette aide exceptionnelle répond à une situation d’urgence visant à éviter l’arrêt d’exploitation de ce domaine skiable et [à] préserver ainsi les emplois directs et indirects de la station« , explique le ministère. Et d’affirmer que « l’État reste mobilisé pour accompagner […] les territoires de montagne confrontés au changement climatique afin de leur permettre de trouver de nouveaux modèles de développement économique« .









