FOCUS – Cinq anciens joueurs du FCG doivent comparaître à partir de lundi 17 juin 2024 devant la cour d’assises de la Gironde, sept ans après le viol d’une étudiante de 20 ans, lors d’une soirée suivant un match à Bordeaux, en mars 2017. Trois des rugbymen sont poursuivis pour “viol en réunion”, les deux autres pour “non-empêchement de crime”. Le procès pourrait toutefois être ajourné en raison de l’absence de l’un des prévenus, l’Irlandais Denis Coulson, victime d’un accident de la circulation mercredi 12 juin.
Incertitude sur la tenue du procès, qui pourrait être ajourné
Un gros doute plane sur l’ouverture du procès des cinq rugbymen, prévue lundi 17 juin 2024 devant les assises de la Gironde. En cause, l’absence de l’un des principaux prévenus, Denis Coulson. Le pilier irlandais a en effet été victime d’un grave accident de la circulation, mercredi 12 juin, au petit matin, indique L’Équipe. Contraint de subir une intervention chirurgicale, celui-ci a en outre fait l’objet d’une ITT de six semaines et ne pourra donc être présent à Bordeaux.
Or, Denis Coulson est un protagoniste majeur de cette affaire. C’est lui en effet qui a ramené l’étudiante, à bord d’un taxi, à l’hôtel situé à Mérignac, dans la banlieue bordelaise. C’est lui également qui a filmé la scène et les relations sexuelles – du moins en partie – avec la jeune femme dans la chambre.
Le renvoi du procès à une date ultérieure pourrait donc être demandé dès l’ouverture des débats, lundi.
L’affaire aura mis sept ans avant d’atterrir aux assises. Le résultat d’une procédure aussi longue que complexe, marquée par de nombreux épisodes et rebondissements judiciaires. La cour d’assises de la Gironde doit juger, à partir de lundi 17 juin 20241voir encadré, cinq anciens rugbymen du FCG, accusés du viol en réunion d’une étudiante, en 2017, après un match à Bordeaux.
Une partie du groupe du FCG à l’entraînement en mars 2017, quelques jours après la soirée des faits à Bordeaux. © Laurent Genin – Place Gre’net
Les faits, survenus dans la nuit du 11 au 12 mars 2017, avaient fortement ébranlé le monde du rugby, trouvant un écho particulier, à quelques mois du déclenchement de la vague #MeToo outre-Atlantique. Mis en cause, cinq joueurs grenoblois qui avaient décidé, ce soir-là, d’aller boire des verres dans un bar bordelais, après la défaite des Rouge et Bleu sur la pelouse de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB).
Les rugbymen ont ramené l’étudiante, ivre, à leur hôtel
Ces cinq hommes se retrouvent tous aujourd’hui sur le banc des accusés. L’Irlandais Denis Coulson, 30 ans, le Néo-Zélandais Rory Grice, 34 ans, et le Français Loïck Jammes, 29 ans, comparaissent pour “viol en réunion”. L’Irlandais Chris Farrell, 31 ans, et le Néo-Zélandais Dylan Hayes, 30 ans, sont, eux, poursuivis pour “non-empêchement de crime”.
Leur sortie avait en effet gravement dérapé. Après avoir rencontré deux jeunes femmes au bar, les rugbymen avaient poursuivi la soirée avec elles, en discothèque. Mojitos, vodka Red Bull… L’alcool coulait à flot. En quittant la boîte de nuit, les joueurs sont rentrés en taxi à leur hôtel de Mérignac, en compagnie de la victime, une étudiante bordelaise de 20 ans.
Nue, avec une béquille dans le vagin
Que s’est-il passé ensuite ? Cette dernière, alors fortement alcoolisée, tout comme les prévenus, a mentionné un trou noir devant les policiers. Elle a déclaré avoir repris ses esprits au petit matin, se retrouvant nue sur un lit, entourée des rugbymen – également nus pour certains d’entre eux – et avec une béquille dans le vagin. Les enquêteurs ont d’ailleurs fait état de l’utilisation d’une banane et d’une bouteille, également introduites dans le vagin de la jeune femme.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 31 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous






