FLASH INFO – La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Sylvie Retailleau était attendue en Isère pour une visite lundi 29 janvier 2024. La ministre devait ainsi se rendre sur le campus de Grenoble, puis sur la Presqu’île scientifique. Un déplacement finalement annulé, a indiqué la préfecture de l’Isère le matin même. Si la raison de l’annulation n’est pas connue, le mouvement des agriculteurs n’y est probablement pas étranger.
Dans le détail, Sylvie Retailleau devait, dans un premier temps, participer à l’inauguration de la Maison universitaire des services à l’étudiant sur le campus de Saint-Martin-d’Hères. Un site étendu sur 6 200 m2 de surface où se regroupent 230 agents, qui accueille « un pôle entrepreneuriat étudiant (Pepite), un centre de santé étudiant, un service universitaire des activités physiques et sportives, ainsi que des services du Crous Grenoble Alpes », décrivent les services de l’État.
Le déplacement ministériel à l’occasion de cette inauguration avait pour objectif de mettre en avant la « priorité du gouvernement » que représente « l’amélioration des conditions de vie des étudiants », indiquaient les services. « Face aux crises, sanitaire puis économique, il n’a cessé d’agir pour soutenir le pouvoir d’achat des étudiants, comme leur accès à une offre de restauration et de soins », ajoutaient-ils encore. Ce non sans souligner « l’excellente coordination entre le Crous et l’ensemble des services de vie étudiante ».

La visite de Sylvie Retailleau prévue le 29 janvier 2024 a été annulée le matin même. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Par la suite, Sylvie Retailleau devait se rendre avenue des Martyrs sur la Presqu’île, et plus précisément sur le site du laboratoire Spintec, afin de donner le coup d’envoi du programme de recherche Spintronique, inscrit dans le cadre de France 2030. La spintronique, issue des travaux du Prix Nobel de Physique 2007 Albert Fert, exploite la « grandeur quantique » de l’électron, qui s’accompagne de propriétés magnétiques, pour améliorer les composants électroniques ou encore le stockage des données.
« La spintronique ouvre des perspectives entièrement nouvelles dans de nombreux […] domaines comme l’intelligence artificielle, l’internet des objets ou les télécommunications », indiquent les services de l’État. Le programme de recherche dont la ministre devait donner le coup d’envoi est doté de pas moins de 38 millions d’euros, avec un pilotage partagé entre le CNRS et le CEA, auquel s’ajoute un partenariat avec l’Université Grenoble-Alpes, l’université Paris-Saclay et l’Université de Lorraine.









