REPORTAGE – Entre 1 300 et 3 000 personnes ont manifesté samedi 18 novembre 2023, à Grenoble, en solidarité avec le peuple palestinien, à l’appel d’une quarantaine d’organisations. Comme chaque samedi depuis plus d’un mois, les manifestants réclamaient un « cessez-le-feu immédiat » et l’arrêt des bombardements israéliens sur la bande de Gaza. Beaucoup accusaient également Emmanuel Macron de complicité avec le gouvernement israélien, demandant à la France de s’engager en faveur d’une « paix juste et durable ».
Le rendez-vous est devenu habituel. Chaque samedi, depuis le début de l’offensive militaire israélienne lancée le 7 octobre 2023 à la suite des attaques terroristes du Hamas, les manifestants défilent au départ de la rue Félix-Poulat, à Grenoble, en solidarité avec le peuple palestinien. Samedi 18 novembre, ils étaient encore entre 1 300 (selon la police) et 3 000 (selon les organisateurs) à exiger un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza ainsi que « l’arrêt des bombardements et des déplacements forcés de la population« .
Une mobilisation qui, loin de refluer, semble ainsi grossir de semaine en semaine. Même constat pour le nombre de signataires de l’appel à manifester, avec au total environ 40 organisations (associations, syndicats, partis de gauche et d’extrême gauche) impliquées, aux côtés de l’Association France Palestine solidarité (AFPS), samedi après-midi.
« C’est une catastrophe pour les Gazaouis »
De fait, la situation dans la bande de Gaza empire de jour en jour et même les plus optimistes peinent à déceler une lueur d’espoir au bout du tunnel. « Les bombardements israéliens sont toujours aussi violents et au niveau humanitaire, c’est une catastrophe pour les Gazaouis : ils manquent d’eau, de nourriture, de médicaments, de tout« , s’alarme Marouane, quadragénaire qui se définit comme un « humain indigné« .

Les manifestants portaient d’immenses drapeaux palestiniens au sein du cortège. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Particulièrement véhémente et remontée, sa femme, qui marche à ses côtés, s’insurge : « En plus, maintenant Israël attaque carrément les hôpitaux ! Même les Américains trouvent qu’ils vont un peu loin. » Une référence notamment à l’assaut mené par Tsahal contre l’hôpital Al-Shifa, dans le centre de Gaza, présenté par les autorités israéliennes comme un centre de commandement du Hamas.
« Comment peut-on tolérer ça ? »
Non loin du couple martinérois, Joël, militant syndical, explique qu’il suit au quotidien l’évolution du conflit sur Internet et les réseaux sociaux. « Je n’ai pas de liens particuliers avec les Palestiniens, pourtant je n’en dors pas la nuit« , affirme-t-il. « Ça me touche humainement tout simplement et aussi car je soutiens systématiquement les peuples opprimés. »

Les militants de l’AFPS étaient de nouveau aux premières loges, comme dans toutes les manifestations de soutien au peuple palestinien, partout en France. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Les yeux rivés sur son téléphone, le quinquagénaire découvre en direct les dernières informations faisant état d’une frappe sur le camp de réfugiés palestiniens de Jabaliya, dans le nord de la bande de Gaza. « Comment peut-on tolérer ça ?« , s’indigne-t-il, fustigeant « le silence et la lâcheté » du gouvernement français.
« Nos ministres s’alignent sur Netanyahou »
Au même moment, retentit de nouveau le slogan « Macron complice, Israël assassin« , scandé depuis des semaines dans les manifestations, partout en France. Beaucoup de manifestants reprochent en effet au gouvernement les déclarations de certains de ses membres qui, dès le 7 octobre, ont affiché un « soutien inconditionnel » à Israël.
« Qu’on dénonce la barbarie du Hamas et les meurtres scandaleux de civils israéliens innocents, je n’ai aucun problème avec ça« , indique d’ailleurs Nora, étudiante à l’Université Grenoble Alpes (UGA). « Mais là, on a l’impression justement que la vie d’un Palestinien ne vaut pas tout à fait celle d’un Israélien. Et même s’ils prétendent le contraire, on dirait que nos ministres s’alignent sur Netanyahou. »

La mobilisation en faveur des Palestiniens enfle encore un peu plus chaque samedi, à Grenoble. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Le cortège avance au rythme des mêmes slogans, parsemé d’immenses drapeaux palestiniens. Les manifestants ont-ils l’impression de pouvoir peser sur la position officielle de la France ? « Je ne suis pas sûr que le gouvernement en tienne compte« , reconnaît Joël. « Mais on n’a pas le droit de se taire« , affirme-t-il. Avant de donner rendez-vous « au même endroit, à la même heure« , samedi prochain, pour une manifestation, espère-t-il, encore plus imposante.










Une réflexion sur « Entre 1 300 et 3 000 manifestants exigent un « cessez-le-feu immédiat » à Gaza, la mobilisation gonfle à Grenoble »
Qui a ouvert le feu ? Les terroristes du Hamas. Ces manifestations pourraient demander à ces assassins de se rendre, de libérer les otages, de cesser de lâchement faire du peuple palestinien un bouclier humain. Tout s’arrêterait.
Mais non car France Palestine Solidarité est adepte du honteux et puant mensonge selon lequel le Hamas a commis des crimes de guerre, alors qu’il s’agit de massacres gratuits, terroristes, haineux, racistes.
https://www.francebleu.fr/infos/international/grenoble-une-manifestation-pour-demander-un-cessez-le-feu-a-gaza-1014086