REPORTAGE – Les faits, particulièrement sordides, sont d’une cruauté rarement vue. Jugé du lundi 6 au vendredi 10 novembre 2023 par la cour d’assises de l’Isère, un homme de 34 ans est accusé de viols sur une ex-compagne et deux ex-compagnons, ainsi que d’actes de barbarie, de zoophilie et de multiples sévices envers des animaux. L’Isérois est également poursuivi pour la détention de milliers d’images pédopornographiques. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
« La cour d’assises est le centre géographique de la douleur« , disait Robert Badinter. Mais aussi le lieu qui sonde les tréfonds de la noirceur humaine. Pourtant, les témoins se succédant à la barre depuis lundi 6 novembre 2023 expriment un sentiment unanime : rarement la cour d’assises de l’Isère aura eu à se pencher sur des faits aussi sordides et d’une telle cruauté. Un Isérois de 34 ans, jugé jusqu’au vendredi 10 novembre, est en effet accusé de viols, actes de barbarie, zoophilie – avec des chiens ou poneys -, sévices sur des rats et chiens… Liste non exhaustive.

Un Isérois de 34 ans comparaît devant les assises de l’Isère du 6 au 10 novembre 2023 pour des faits de viols, actes de barbarie, zoophilie, sévices envers des animaux. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Le descriptif complet des différents chefs d’accusation donne d’ailleurs le tournis : viols accompagnés de tortures ou d’actes de barbarie, viol par conjoint, agressions sexuelles accompagnées de tortures ou d’actes de barbarie, agressions sexuelles par conjoint, sévices de nature sexuelle envers un animal domestique, sévices envers un animal domestique et détention d’images pédopornographiques.
« Complètement inhumain »
Chemise claire, teint pâle, visage arrondi, longs cheveux noirs attachés en queue-de-cheval… L’homme1dont nous ne pouvons pas donner l’identité, voir encadré présent dans le box des accusés, cuisinier originaire de région parisienne arrivé en Isère en 2018, a des airs de « monsieur tout-le-monde ». Une apparence trompeuse selon l’un des deux enquêteurs de la Sûreté départementale appelés à témoigner mardi 7 novembre, lequel décrit un profil et un comportement « complètement inhumains« .

Après un dépôt de plainte de l’ex-compagne et d’un ex-compagnon de l’accusé (rejoints ensuite par la troisième victime), soutenus juridiquement par l’association Mi-chien mi-loup, les policiers de la Sûreté départementale ont ouvert une enquête en juin 2020. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Sur les bancs des parties civiles, ont pris place une ex-compagne et deux ex-compagnons du trentenaire, aux côtés des représentants de plusieurs associations de défense des animaux. C’est en effet la première nommée qui a alerté, au printemps 2020, la gérante de l’association Mi-chien mi-loup. Ce qui a débouché, grâce au soutien de la bénévole, sur le dépôt d’une plainte et l’ouverture d’une enquête par la Sûreté départementale, en juin de la même année.
L’accusé a imposé à deux de ses ex un rapport sexuel avec un chien
L’Iséroise avait raconté avoir été violée par son ancien conjoint et avoir assisté à des actes de zoophilie et de barbarie commis sur des chiens. Des animaux violés, puis tués par l’accusé, qui avait également torturé et mutilé des rats, d’après la jeune femme. Celle-ci avait aussi – tout comme un ex-compagnon de ce dernier – été contrainte d’avoir un rapport sexuel avec un chien par cet homme, qui menaçait de tuer l’animal en cas de refus de sa part.
Au fil des investigations, les enquêteurs avaient ensuite retrouvé la trace d’un second ancien compagnon dénonçant lui aussi des faits de viol. Trois « ex » présentant un profil similaire, souligne le policier précité face aux juges : « Il cherchait des personnes fragiles et qui aiment les animaux. »
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Une réflexion sur « Viols, zoophilie, sévices envers des animaux… Un Isérois de 34 ans jugé pour de multiples atrocités devant les assises »
Que dire,??? encore un signe de la dérive de notre societé
Perversité a son paroxysme
Détraqués
Psychopathes… un cas unique dans les annales celui-la et ils doit y en avoir d’autres,, ça fait peur
Le dark net devraient être interdit et ce genre de tarés enfermé a vie à defaut de les éliminer, hélas