FLASH INFO – Du nouveau dans l’affaire des agressions sexuelles présumées à l’IME Les Nivéoles de Voiron. Le mardi 8 août 2023, Le Parisien indiquait que deux éducateurs de l’établissement avaient été mis en examen pour des faits s’étant déroulés entre 2014 et 2015. Une information que le parquet de Grenoble ne confirmait qu’à moitié, évoquant une seule mise en examen et le placement de deux personnes sous le statut de témoins assistés.
Les accusations d’agressions sexuelles contre des enfants autistes ou handicapés mentaux au sein de l’Institut médico-éducatif (IME) Les Nivéoles de Voiron s’étaient pourtant soldées par un non-lieu en 2020, au grand dam des familles qui, déjà en 2016, craignaient un classement sans suite. Celles-ci n’en avaient pas moins maintenu le combat en faisant appel de la décision. L’instruction avait ainsi été rouverte en 2021 avec, visiblement, un changement d’approche dans la prise en compte des témoignages des enfants.
Parmi les associations engagées, Envol Isère autisme jugeait improbable que les enfants aient pu “inventer” les agressions sexuelles dont ils faisaient état. En particulier pour ce qui concerne les deux enfants atteints d’autisme. « Les autistes, qu’ils soient jeunes ou adultes, ne peuvent pas parler de ce qu’ils ne connaissent pas. Donc, s’ils n’ont jamais subi de violences sexuelles, ils n’en parleront jamais« , expliquait à Place Gre’net Ghislaine Lubart, alors présidente d’Envol Isère autisme.

L’entrée de l’IME Les Nivéoles, où plusieurs témoignages d’enfants autistes ou handicapés mentaux font été d’agressions sexuelles de la part d’éducateurs. © Patricia Cerinsek – Place Gre’net
Aujourd’hui, indique encore le parquet de Grenoble, les infractions recherchées concernent des agressions sexuelles sur mineurs, ainsi qu’un viol sur personne vulnérable. Dans le viseur notamment, l’un des éducateurs qui avait, par le passé, été condamné pour consultation et diffusion d’images et de vidéos pédopornographiques. Ce dont le responsable de l’IME Les Nivéoles indiquait ne pas avoir eu connaissance au moment de son recrutement.
Selon France Bleu Isère, l’homme aujourd’hui âgé de 34 ans est mis en examen pour cinq agressions sexuelles et un viol. Tandis qu’une seconde mise en examen, que le parquet n’a pas donc pas (encore) confirmée, concernerait un second éducateur suspecté pour sa part de quatre agressions sexuelles. Pour l’heure, huit ans après les faits, l’information est en cours et la date d’un éventuel procès est (probablement) bien lointaine.










