FLASH INFO – La deuxième édition du Grand Chahut, festival dédié aux arts de la rue à Villard-de-Lans, s’est conclue sur une note un peu triste le dimanche 11 juin 2023. Béatrice Mée, la trésorière de l’association Les Arts s’en mêlent qui organise l’événement, a en effet profité de l’occasion pour lire au public une lettre ouverte, regrettant le manque de soutien financier des pouvoirs publics.
Née en 1990 avec le Festival d’humour & de création, l’association en a longtemps porté le nom, avant de se rebaptiser Les Arts s’en mêlent en 2021. Un festival qui a tenu bon toutes ces années et a lui aussi changé de nom, devenant Y’a tout ça, avec une prochaine édition prévue du 31 octobre au 4 novembre 2023. « Il voudrait grandir, proposer d’autres perspectives, s’adresser au plus grand nombre mais les cordons des bourses institutionnelles restent serrés« , déplore la trésorière, Béatrice Mée, à l’origine de l’événement.
La situation n’est guère meilleure pour le festival Le Grand Chahut, lancé en 2021. « Un festival en juin chaque année avec une mise en espace des œuvres des habitants et spectacles de rue? On adhère, on se réjouit, on applaudit à ce nouveau challenge, on mobilise les énergies, on cherche des fonds au Département, à la Communauté de communes… En 2023, on cherche encore« , décrit Béatrice Mée, amère. Qui reconnaît, toutefois, le soutien de la municipalité de Villard-de-Lans.
L’association va abandonner les spectacles de rue
Les Arts s’en mêlent mettent pourtant en avant leur action, notamment auprès des scolaires, dans des classes d’école élémentaire, de collège, mais aussi dans des crèches. Ce qui lui vaut de recevoir 3 000 euros de la Communauté de communes du massif du Vercors, puisés « dans son budget enfance-jeunesse« . Soit, ironie Béatrice Mée, 3,52 euros pour les « 850 enfants qui ont appris, découvert, créé durant l’année scolaire et qui sont fiers de présenter le résultat de leur travail« .
Résultat de cette situation, conclut la trésorière? Face à ses difficultés financières, « l’association [a] décidé de réduire la voilure: abandonner le projet de spectacles de rue, revenir à des interventions auprès des scolaires limitées aux mois de septembre et octobre pour une exposition durant le festival Y’a tout ça« . Quitte à diviser le nombre de classes concernées par trois. « On revient dix ans en arrière« , conclut Béatrice Mée.










