ÉVÉNEMENT – Il est l’une des onze scènes ressources en Isère. Sur le site d’une ancienne ferme de Saint-Paul-lès-Monestier, Le Pot au Noir fête ses 25 ans en ce mois de mai 2023. Et, pour marquer le coup, l’idée est venue d’organiser un festival, en ses murs et ailleurs dans le Trièves. Explications.
« Deux semaines de propositions artistiques plus diverses les unes que les autres ». C’est la promesse de Gérard Darcueil, président du Pot au Noir, basé à Saint-Paul-lès-Monestier, dans le Trièves. Cette scène éloignée des centres urbains (partenaire aussi des Envolées) défend la culture depuis déjà un quart de siècle. Son objectif : assurer « le développement et la promotion de toute activité éducative et culturelle, en référence à la Déclaration universelle des droits de l’homme ».

Sur le site d’une ancienne ferme, le Pot au Noir accueille le public dans un cadre bucolique propice à l’évasion. Il dispose d’une scène pouvant accueillir près de 130 spectateurs. © Martin de Kerimel – Place Gre’net
Le réseau de comédiens, danseurs, décorateurs et metteurs en scène s’appuie sur la direction artistique de Valère Bertrand. Il propose une grande première : son Festival – sans autre désignation que ce terme générique. L’événement démarre hors les murs le 13 mai, avec des étapes à Sinard, Chichilianne et Mens, puis s’installera ensuite au Pot au Noir le 21 et s’y achèvera le 28.
« Nous avons sollicité de nombreux partenaires, des institutions comme des associations, explique Gérard Darcueil. Avec eux, nous avons construit ce rendez-vous dont l’originalité est de mêler deux couleurs du spectacle vivant : le cirque et les écritures contemporaines. Les gestes comme les mots sont des serviteurs d’histoires, du carburant pour nos imaginaires. »
Un passage constant d’une ambiance à une autre
Parmi les rendez-vous à venir, une journée complète de rencontres le 21 mai, depuis l’assemblée générale de l’association jusqu’à la présentation de Gavroche dans la Lune, un spectacle musical autour des mots de Victor Hugo.
Autre découverte possible, jeudi 25 : Kollectivo, un « chantier théâtral » commun aux compagnies Pipo et Compagnie et La Chaudière intime, associées au Pot au Noir. Vendredi 26 mai, le public aura ensuite rendez-vous avec la troupe de Saintes. Une pièce nourrie de rencontres avec des femmes du Trièves, de Grenoble et d’Échirolles.

Parmi les pièces proposées lors de son festival, le Pot au Noir programme Black March, ‘qui explore le quotidien d’un hôpital psychiatrique et de ses patients‘. © Compagnie Pipo
Samedi 27, chacun continuera de naviguer d’une ambiance à une autre, au gré de ses choix. Côté théâtre, le Pot au Noir annonce notamment La Lettre, une pièce écrite en référence à Jean Giono. Le jazz aura également la part belle avec Bells & Whistles. Le pianiste François Raulin et ses acolytes envisagent ce concert comme un haïku.
De la musique pour se détendre, une conférence pour réfléchir
Musique toujours le dimanche 28 mai, avec Entre chien et lune, « promenade poétique à trois voix » autour d’Apollinaire, Carver ou Aragon. La Petite Pince, pièce de Claire Barrabès, évoque les formes d’intelligence et s’inspire très librement de Saint-Exupéry. C’est tout ? Non. D’autres moments attendent les curieux, côté spectacles.

Temps fort du festival du Pot au Noir : la présence d’un personnalité du théâtre isérois et français, Georges Lavaudant, pour une conférence. © Cie LG Théâtre
Le Pot au Noir accueillera en outre une personnalité du théâtre isérois et français, Georges Lavaudant. Il sera en compagnie de Jean-Paul Angot, comme lui ancien directeur de la MC2, pour une conférence jeudi 25 mai.
En clôture, dimanche 28, un Bal cosmolyglotte s’annonce autour de David Bursztein. Présentation des organisateurs : « Ce chanteur, comédien et metteur en scène a, en trente ans de voyages, rempli sa besace de chansons du monde entier. Pour cette carte blanche, il relèvera le défi de faire danser le public dans toutes les langues, entre klezmer, jazz, chanson latino-américaine, variété internationale ou musette française revisitées. »
[Photo de Une : Valère Bertrand, directeur artistique du Pot au Noir. © Martin de Kerimel – Place Gre’net]










Une réflexion sur « Un festival en Trièves monté par Valère Bertrand, directeur artistique du Pot au Noir, pour ses 25 ans »
Salut Valère
Cela fait longtemps qu’on ne s’est pas vus.
Amicalement
François