ÉVÉNEMENT – La salle de spectacle grenobloise L’Ampérage organise une série de soirée « Zéro degré », en partenariat avec le bureau de production Le Comptoir des arts. Le principe ? Des soirées (électro ou hip-hop) entièrement sans alcool, pour mieux « se laisser porter par la musique, danser, rencontrer, échanger et profiter pleinement du moment ».
« Une fête peut-elle gagner en intensité et en connexions lorsqu’elle s’affranchit de l’alcool ? » C’est la question que pose la salle de spectacle grenobloise L’Ampérage, en partenariat avec le bureau de production Le Comptoir des arts, à travers l’organisation d’une série de soirées électro « Zéro degré ». Soit trois soirées entièrement sans alcool, avec un lancement le 1er octobre 2026. Ceci dans une ambiance Psytrance autour d’une carte blanche accordée au collectif Hadra.
« Pour cette première saison, trois soirées électro seront proposées à l’Ampérage, chacune confiée à un collectif ou une association grenobloise dans le cadre d’une carte blanche artistique. Une manière de faire découvrir différentes esthétiques et différentes façons de faire la fête », indiquent les deux partenaires. Les éditions suivantes sont prévues le 17 décembre (avec The Dare Night, techno-break) et le 27 février 2027 (avec La Fièvre, hip-hop).
« Offrir une parenthèse »
« Ce projet s’inscrit dans une évolution profonde des habitudes : les modes de consommation changent, et la place de l’alcool dans les espaces de fête, dans l’économie du secteur culturel comme dans nos réflexes de convivialité, est aujourd’hui de plus en plus questionnée », expliquent L’Ampérage et le Comptoir des arts. D’où leur volonté de « valoriser la fête comme une expérience avant tout collective, musicale et sensorielle », sans passer par des produits alcoolisés.

La question de l’alcool, et de son poids économique, dans la vie culturelle est soulevée par l’organisation de soirées Zéro degré. © Kevin Buy
Mais l’organisation de soirées sans alcool est aussi un « défi économique et culturel pour la scène locale », soulignent-ils. Avant d’ajouter : « L’alcool occupe encore une place importante dans l’économie des lieux festifs, et repenser ce modèle implique d’imaginer de nouvelles façons de faire vivre un évènement ». Notamment en proposant « une sélection travaillée de boissons sans alcool, locales et éthiques imaginée comme un ingrédient à part entière de l’expérience ».
Enfin, les deux partenaires précisent ne pas chercher à « prôner la sobriété permanente ni à opposer les pratiques festives ». Les soirées Zéro degré veulent avant tout, décrivent-ils, « offrir une parenthèse : une fête sans alcool, sans injonction et sans filtres, où l’on peut se laisser porter par la musique, danser, rencontrer, échanger et profiter pleinement du moment ». Et sans mal de crâne le lendemain au réveil !








