FLASH INFO – « Depuis la révélation de l’affaire des “dîners des sommets”, jamais l’Assemblée plénière du Conseil régional ne se sera tenue dans des conditions “normales”« , dénonce le groupe d’opposition Socialiste, Écologiste et Démocrate de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. En cause? La décision de l’exécutif de tenir sa prochaine séance plénière, les 15 et 16 décembre 2022, à huis-clos.
Dans une délibération qui sera soumise au vote en début de séance, la Région évoque « l’existence de menaces crédibles et sérieuses d’intrusion dans l’enceinte de l’Hôtel de Région de la part d’individus extrémistes susceptibles d’empêcher le bon déroulement de l’Assemblée plénière […] et d’occasionner un trouble manifeste à l’ordre public« . Et propose dès lors le huis-clos, au nom de l’article L4132-10 du Code général des collectivités territoriales.
Le groupe d’opposition note n’avoir été informé de cette décision que tard dans la soirée du mardi 13 décembre. « Une Conférence des présidents “exceptionnelle” s’est pourtant tenue le lundi 12 après-midi, sans qu’il n’ait été fait état, à aucun moment, de telles menaces« , précise-t-il. Et d’ajouter que « la délibération concernée ne fait pas mention d’une communication du Préfet ou de la DDSP1Direction départementale de la sécurité publique. quant à une potentielle menace de trouble à l’ordre public« .

Alors que l’assemblée plénière de la Région Auvergne-Rhône-Alpes des 15 et 16 décembre doit se tenir à huis-clos, le groupe d’opposition socialiste accuse de nouveau Laurent Wauquiez de « restreindre une nouvelle fois le caractère public des débats ». © Charles Pietri
Pour les socialistes, la décision de la Région renvoie à celle prise lors de la précédente assemblée plénière des jeudi 20 et vendredi 21 octobre 2022, organisée uniquement en visioconférence en raison de la « pénurie de carburant » et d’une possible grève des trains. Quelques jours auparavant, un article de Mediapart épinglait de « somptueux dîners« aux frais de la Région, réunissant des personnalités diverses autour du président Laurent Wauquiez.
L’opposition n’avait alors pas goûté la manœuvre, et n’a pas changé d’opinion. « Des motifs fallacieux« , juge encore aujourd’hui le groupe d’opposition socialiste, qui dénonce une volonté de « restreindre une nouvelle fois le caractère public des débats« . Les socialistes indiquent, par ailleurs, que le cabinet de Laurent Wauquiez leur a « interdit » de tenir (comme prévu) une conférence de presse mercredi 14 décembre dans les locaux de l’Hôtel de Région.








