FLASH INFO – Des membres du syndicat des Femmes musulmanes de l’Alliance citoyenne (AC) et de NousToustes 38 ont une nouvelle fois organisé un match de foot devant la préfecture de l’Isère ce jeudi 24 février 2022 à 16 heures. Un match en forme de baroud d’honneur alors même que l’Assemblée nationale venait d’adopter la proposition de loi « visant à démocratiser le sport en France » n’interdisant pas le port du voile. Cette action était simultanément organisée à Grenoble, Lyon, Lille et Paris.
Si les hijabeuses de l’Alliance citoyenne tenaient à remettre la pression pour revendiquer le droit de porter le voile lors des compétitions sportives, elles n’auront désormais plus à le faire. En effet, le texte de la majorité En Marche adopté ce jeudi après-midi167 votes pour, 6 contre et 7 abstentionspar le Parlement n’interdira pas le port du hijab en compétition.
L’amendement sur la laïcité dans le sport porté par le sénateur Les Républicains de l’Isère Michel Savin, qui considérait l’interdiction du port « de signes religieux ostensibles en compétition » comme « une impérieuse nécessité », passe ainsi définitivement à la trappe. Ce après avoir suscité maintes polémiques largement médiatisées, autant à l’échelon local – avec le soutien d’Éric Piolle aux hijabeuses – que national.
Les hijabeuses ciblent toujours la Fédération française de football
Sur sa page Facebook, l’Alliance citoyenne de Grenoble s’est félicitée du vote de l’Assemblée nationale. « Si les charges de ces dernières semaines ont été aussi violentes contre nous, c’est parce que nous avons aussi réussi à faire bouger les lignes », explique Ines, membre des Hijabeuses2Des collectifs de footballeuses militant pour le droit de porter le voile lors des compétitions sportives. citée par l’association grenobloise. Ce, poursuit-elle, « grâce au soutien des dizaines de milliers de personnes qui ont signé et partagé notre pétition, relayées nos publications, interpellé les parlementaires, utilisé nos hashtags et qui continuent de se mobiliser à nos côtés ».
En dépit de leur victoire, les porteuses du hijab, mobilisées pour leur cause depuis 2020, entendent bien poursuivre leur combat. En particulier, en obtenant l’abrogation de l’article 1 de la Fédération française de football (FFF), qui interdit « tout port de signe ou tenue manifestant ostensiblement une appartenance politique, philosophique, religieuse ou syndicale ». Une interdiction que les sénateurs voulaient étendre à l’ensemble des fédérations.











