Nouvelles mesures Covid : Grenoble passe en zone d’alerte renforcée à partir du samedi 26 septembre

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EN BREF – Le ministre de la Santé Olivier Véran a présenté ce 23 septembre les nouvelles mesures de restrictions contre la Covid-19. Prises par le Conseil de défense face à la hausse quotidienne des cas, ces mesures vont avoir un fort impact dans l’agglomération grenobloise, classée « zone d’alerte renforcée ».

 

 

Grenoble passe en zone rouge renforcée à partir de samedi 26 septembre. © Anissa Duport-Levanti - Place Gre'net

Grenoble passe en zone rouge : « alerte ren­for­cée » © Anissa Duport-Levanti – Place Gre’net

De nou­velles caté­go­ries pour le suivi de la cir­cu­la­tion du virus dans les ter­ri­toires viennent de voir le jour. Avec plus de 90 patients Covid pour 100 000 habi­tants, l’Isère était déjà en zone rouge, comme 55 autres dépar­te­ments.

 

Mais au sein de ces zones rouges, appe­lées désor­mais « roses », sont appa­rues des zones « alerte ren­for­cée ».

 

Des zones où « le virus cir­cule très for­te­ment, y com­pris chez les per­sonnes fra­giles, avec déjà de pre­miers impacts sur les sys­tèmes de santé ». Grenoble en fait donc par­tie, tout comme Bordeaux, Lyon, Toulouse, Nice, Saint-Etienne, Rennes, Montpellier, Lille, Rouen, Paris et les dépar­te­ments de la petite cou­ronne.

 

« On est une des quelques régions les plus tou­chées de France », expo­sait ce mardi le Dr Patricia Pavese, chef du ser­vice de mala­dies infec­tieuses. Deux jours aupa­ra­vant, Sciences Po Grenoble avait fermé ses portes pour une quin­zaine de jours, suite à plu­sieurs cas détec­tés. Plus tôt, le 9 sep­tembre, deux nou­veaux centres de dépis­tage Covid avaient ouvert leurs portes, alors que le CHU déclen­chait le « plan blanc »

 

 

Concrètement, quoi de neuf à Grenoble ?

 

Dès samedi, de nou­velles mesures entrent en vigueur dans l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise du fait de cette « alerte ren­for­cée ». Le nombre de per­sonnes maxi­mum dans les ras­sem­ble­ments tombe à 1000 indi­vi­dus. Les fêtes locales et étu­diantes seront désor­mais inter­dites. Et il sera dif­fi­cile de se rabattre sur la tour­née des bars, puisque ceux-ci fer­me­ront de manière anti­ci­pée. Au plus tard à 22 heures, même si la pré­fec­ture doit encore défi­nir l’heure pré­cise.

 

Cafés place Saint-Bruno à Grenoble. © Muriel Beaudoing - placegrenet.fr

Les cafés res­tent ouverts tant que le dépar­te­ment n’at­teint pas la zone d’a­lerte maxi­male © Muriel Beaudoing – placegrenet.fr

Les gym­nases et salles de sport vont éga­le­ment fer­mer de nou­veau. Ainsi que toutes les salles poly­va­lentes. Dont la fonc­tion pre­mière dis­pa­raît de toute manière au vu des res­tric­tions de ras­sem­ble­ment. Même dans les parcs, il sera inter­dit de se ras­sem­bler à plus de dix per­sonnes. Cette déci­sion, qui inclut donc Lyon et Saint-Étienne, s’im­pose en effet aux yeux du gou­ver­ne­ment, du fait de l’é­vo­lu­tion récente du coro­na­vi­rus en Auvergne-Rhône-Alpes. L’idée est de pro­té­ger les hôpi­taux d’un afflux mas­sif de patients.

 

 

Des zones d”« alerte maximale » : Marseille et la Guadeloupe

 

Il existe cepen­dant “plus rouge” que la zone rouge « ren­for­cée ». Les « zones d’a­lertes maxi­male », ou zones « écar­lates », ont été ajou­tées. Les bars et res­tau­rants y sont tota­le­ment fer­més. Pour l’ins­tant, elles se limitent à Marseille et à la Guadeloupe, où « la situa­tion épi­dé­mique peut être qua­li­fiée d’ex­trê­me­ment ten­due, avec des consé­quences déjà lourdes sur le sys­tème sani­taire ». Au-delà de l’a­lerte maxi­male, c’est l’é­tat d’ur­gence sani­taire qui se pro­file.

 

Personnel hospitalier du centre de dépistage Covid-19 au CHU de La Tronche © Simon Marseille - Place Gre'net

Personnel hos­pi­ta­lier du centre de dépis­tage Covid-19 au CHU de La Tronche © Simon Marseille – Place Gre’net

Il est à noter éga­le­ment que cette car­to­gra­phie donne des pou­voirs sup­plé­men­taires aux pré­fets. Ceux-ci, plus proches du ter­rain, sont en effet char­gés de prendre au fil des jours les déci­sions qui s’im­posent. Notamment concer­nant les horaires de fer­me­ture des lieux publics ou bien de taille maxi­male des ras­sem­ble­ments.

 

Malgré tout, le ministre de la Santé se veut ras­su­rant : « Nous ne sommes pas dans la situa­tion du prin­temps der­nier. Nous n’en­vi­sa­geons pas de tendre vers un confi­ne­ment », a‑t-il indi­qué. Ce tout en insis­tant sur le fait que « l’ef­fort col­lec­tif est la clé pour maî­tri­ser le virus ». Et en rap­pe­lant la « pre­mière clé » : « le res­pect des gestes bar­rières, et plus glo­ba­le­ment, la réduc­tion des inter­ac­tions phy­siques ». Dernière demande de sa part : ne « pas mul­ti­plier les dîners », ni « sor­tir plu­sieurs fois par semaine avec des per­sonnes dif­fé­rentes ». L’automne s’an­nonce rude…

 

Laure Gicquel

 

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Commentaires 1
  1. N’oublions pas que la France confi­née est la consé­quence de notre sys­tème de santé défaillant du fait de nos poli­tiques !👎

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