Candidat aux municipales, Éric Piolle s’improvise influenceur culinaire promoteur de tacos végétariens

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FIL INFO – Arrivé en tête au premier tour avec 46,67 % des voix, Éric Piolle, maire EELV sortant de Grenoble et candidat à sa réélection, n’aurait-il plus rien à prouver sur le plan politique ? À quasi une semaine du second tour, la tête de liste de Grenoble en commun promeut les tacos végétariens à la façon des influenceurs de mode culinaire sur Internet.

 

 

"Un tacos réinventé" : Eric Piolle joue les influenceurs de mode culinaire sur Internet à l'approche du second tour. DR

« Un tacos réin­venté » : Eric Piolle joue les influen­ceurs de mode culi­naire sur Internet à l’ap­proche du second tour. DR

Dans une vidéo inat­ten­due pour un can­di­dat se pré­sen­tant aux muni­ci­pales dans une grande ville, Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, se pose en défen­seur du “tacos”. En réa­lité, du « taco », un en-cas de la cui­sine mexi­caine com­posé d’une “tor­tilla” de maïs repliée ou enrou­lée sur elle-même.

 

Une « spé­cia­lité 100 % gre­no­bloise », reven­dique pour­tant le maire sor­tant, et que « la France entière nous envie », fan­fa­ronne-t-il.

 

Des lieux de vente à empor­ter se sont en effet mis à pro­po­ser au milieu des années 2000 des “tacos fran­çais”, plus ou moins ins­pi­rés des ori­gi­naux mexi­cains, d’a­bord à Vaux-en-Velin puis à Grenoble, et sur­tout dans la décen­nie qui a suivi.

 

 

Opération séduction auprès des jeunes

 

Secondé par l’une de ses colis­tières, autrice d’ou­vrages culi­naires, le maire s’at­telle, dans ce petit film, à la pré­pa­ra­tion de tacos, à base d’in­gré­dients locaux. Des tacos « évi­dem­ment végé­ta­riens » prend soin de sou­li­gner, le maire… pour­tant grand ama­teur de confit et de magret de canard du Sud-Ouest, comme il l’a­vait lui-même confié à Place Gre’net en 2014.

 

Et celui-ci de décou­per soi­gneu­se­ment pommes de terre, salade et fro­mage, tout en buvant un verre de bière locale en com­pa­gnie de sa colis­tière et en lan­çant quelques traits d’hu­mour. La vidéo se conclut par la dégus­ta­tion des fameux tacos.

 

Sous pré­texte de la mise en avant d’un met “local”, cette opé­ra­tion de com­mu­ni­ca­tion est-elle sup­po­sée ren­for­cer le capi­tal sym­pa­thie du maire sor­tant et lui faire grap­piller quelques voix auprès des plus jeunes ? Si tel est le cas, dif­fi­cile de dire s’il s’a­git d’une stra­té­gie gagnante au vu des com­men­taires sur les réseaux sociaux…

 

Séverine Cattiaux

 

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Commentaires 1
  1. Lu dans Le Postillon :
    Le maire de Grenoble Eric Piolle subit depuis quelques mois un enchaî­ne­ment de mala­dies aux symp­tômes dra­ma­tiques. Depuis avril, il a été conta­miné par la tri­bu­nite, virus tou­chant beau­coup de per­son­na­li­tés de gauche, et obli­geant les conta­mi­nés à signer quan­tité de tri­bunes creuses dans les médias natio­naux pour « réflé­chir au monde de demain », « pré­pa­rer le jour d’après », voire, audace suprême, « construire l’avenir ». Un virus qui se pro­page encore plus faci­le­ment en temps de confi­ne­ment, car les per­sonnes tou­chées, iso­lées dans leur rési­dence, ont encore plus besoin de croire que leur parole plate est indis­pen­sable à l’avènement du futur du monde.
    Hélas, Piolle a éga­le­ment dû se battre contre deux autres agents patho­gènes, entraî­nant un gon­fle­ment exces­sif de l’égo, il est vrai déjà très déve­loppé chez cet indi­vidu. Malgré tous ses efforts, la melo­nite l’a gra­ve­ment tou­ché, et le voilà qui mul­ti­plie les inter­views dans la presse natio­nale, se posant en « fédé­ra­teur » de la « renais­sance poli­tique », prêt à prendre le « lea­der­ship » de l’union de la gauche et de « l’arc huma­niste ». En plus de ce sub­til pla­ce­ment, son équipe com­mence à avan­cer ses pions de façon un peu plus assu­mée : des comptes « et pour­quoi pas Piolle 2022 ? » sont appa­rus récem­ment sur Facebook et Twitter.

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