FIL INFO – Un ex-assistant parlementaire d’Olivier Véran1Nous avons supprimé le nom de la personne concernée, à sa demande, le 24 mars 2026, l’enquête préliminaire n’ayant abouti à aucune poursuite ni condamnation à son encontre. aurait usé de sa fonction pour tenter de négocier une commande publique de masques FFP2, révèle Médiapart. Et ce pour se ménager une commission d’intermédiaire. Celui-ci, devenu depuis le collaborateur de la députée LREM de l’Isère Émilie Chalas, a démissionné de ses fonctions.
D’après des informations révélées par Médiapart, l’ancien assistant parlementaire d’Olivier Véran du temps où le ministre de la Santé était député, aurait usé de sa fonction pour tenter de négocier une commande publique de masques. Le jeune homme, basé à Grenoble, en aurait profité pour tenter de négocier une commission d’intermédiaire de 1,8 % du prix sur chaque masque vendu.
Le journal s’appuie notamment sur des échanges de mails entre l’assistant parlementaire et un homme d’affaires mandaté par une société d’import-export. Les négociations, entamées à la mi-mars, portaient sur plusieurs centaines de milliers de masques FFP2 en provenance de Chine.
Le collaborateur a démissionné de son poste d’assistant parlementaire
La transaction n’a finalement pas eu lieu. « Nous n’avons eu que la parole de [nom anonymisé2Nous avons supprimé le nom de la personne concernée, à sa demande, le 24 mars 2026, l’enquête préliminaire n’ayant abouti à aucune poursuite ni condamnation à son encontre.], nous n’avons jamais été en contact avec l’État », souligne l’homme d’affaires à Médiapart.
Le jeune homme a d’abord nié toute intention de la sorte. Puis, à la suite des révélations du journal, a démissionné de son nouveau poste : celui d’attaché parlementaire d’Émilie Chalas. Car, Olivier Véran ayant été nommé ministre, son collaborateur avait rejoint l’équipe de la députée LREM de l’Isère le 1er avril 2020. Avant 2017, il avait été conseiller emploi et formation à la mission locale de Grenoble.
Olivier Véran dit « avoir vraiment d’autres choses à gérer dans la période »
Dans un communiqué, la députée de l’Isère dit avoir tout découvert des activités de son assistant. Des faits et intentions qu’elle condamne « fermement ». Quant à Olivier Véran, qui n’avait pas répondu aux sollicitations de Médiapart, il s’est exprimé dans les colonnes du Dauphiné libéré. Il y indique « avoir vraiment d’autres choses à gérer dans la période » et considère que cette histoire ne le concerne pas.
Le ministère de la Santé aurait reçu des centaines d’offres de masques, « par tous les canaux imaginables », souligne-t-il. « L’écrasante majorité était d’ailleurs hélas bidon. J’imagine que celle de [Nom anonymisé3Nous avons supprimé le nom de la personne concernée, à sa demande, le 24 mars 2026, l’enquête préliminaire n’ayant abouti à aucune poursuite ni condamnation à son encontre.] l’était aussi, vu qu’aucune suite n’y a été donnée. »
Patricia Cerinsek










