La commune est à nous ! veut diriger Grenoble… autrement

sep article

 

DÉCRYPTAGE – En lice pour les élections municipales, La commune est à nous ! se démarque par le profil de ses colistiers, qui ont le militantisme social chevillé au corps. Quant à la façon d’exercer le pouvoir, cette liste entend bousculer les lignes, avec un système de rotation de élus durant le mandat. Reste à savoir si elle est de taille à gérer une ville comme Grenoble…

 

 

Les colistiers de La commune est à nous ! sur les marches de l'hôtel de ville de Grenoble, vendredi 21 février 2020 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Les colistiers de La commune est à nous ! sur les marches de l’hôtel de ville de Grenoble, vendredi 21 février 2020 © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

« On a eu 70 candidats pour constituer la liste, sans faire trop de communication, se félicite Bruno de Lescure, numéro 1 de La commune est à nous ! Et on les a tirés au sort*. » Une constitution de liste, qui n’est, en cela, pas banale.

 

Des militants politiques du Nouveau Parti anticapitaliste, de la France insoumise, du Parti communiste, des militants associatifs pour le droit au logement, pour l’écologie, des gilets jaunes, des syndicalistes, des retraités, des actifs et des demandeurs d’emploi, des allocataires de l’allocation adulte handicapé… La liste de La commune est à nous ! est « très diverse », se félicite Bruno de Lescure. Et « c’est la seule liste issue du mouvement social », lance-t-il fièrement. Il découle de cet ancrage, un programme très tourné vers le sort des plus démunis (cf. encadré).

 

 

« La France insoumise n’a pas rallié Piolle, c’est un mythe ! »

 

Numéro 2 de la liste, Marion Bottard se montre quant à elle ravie que des citoyens moins engagés aient rejoint la liste, « emballés par les propositions ».

 

Quatre colistiers de La commune est à nous !, sur le parvis de l'hôtel de ville de Grenoble, vendredi 21 février 2020 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Quatre colistiers de La commune est à nous !, sur le parvis de l’hôtel de ville de Grenoble, vendredi 21 février 2020. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Interrogée sur son militantisme à La France insoumise, elle annonce avoir été suspendue du parti, « au moins pendant la durée des élections ».

 

Et la militante de préciser à ce sujet pour mieux le démentir : « Ils [la liste Grenoble en commun, ndlr] veulent absolument faire croire au mythe de La France insoumise qui a rallié Piolle. »

 

À peu près toutes les tranches d’âges sont représentées dans La commune est à nous ! Par contre, les jeunes, les trentenaires se font plus rares. « La tendance n’est pas à l’investissement général, répond Bruno de Lescure à cette remarque. Il faut remobiliser ». Et celui-ci de concéder : « Le temps nous a manqué pour capter les jeunes […]. Il faut dire que les autres listes programment leur écurie depuis un, voire deux ans […] Et les bobos de trente-cinq, quarante ans sont allés sur la liste de Piolle », se moque-t-il.

 

Droit de réponse d’Alan Confesson et Laura Pfister, « co-chef.fes de file de la FI à Grenoble » [ajout le 29 février 2020 à 11 h 45]

 

Nous démentons fermement les propos tenus par Marion Bottard qui, comme elle le dit elle-même, a été suspendue de la France insoumise et n’est par conséquent plus membre de notre mouvement. Le soutien de la France insoumise à la liste Grenoble en Commun conduite par Eric Piolle n’a rien d’un mythe. Cette décision a été validée par notre comité électoral national suite à deux assemblées communales, au cours desquelles une très large majorité d’insoumis-es grenoblois-es ont exprimé leur souhait de participer à Grenoble en Commun. Marion Bottard le sait très bien puisqu’elle était présente à la première de ces deux assemblées et qu’elle a ensuite assisté à des réunions internes des insoumis-es grenoblois-es pour organiser l’implication de la FI dans Grenoble en Commun.

 

Nous demandons à ce que cessent ces fake news. Grenoble en commun est la seule et unique liste pouvant se prévaloir du soutien de la France insoumise lors de ces élections municipales à Grenoble. Nous demandons à la liste « La commune est à nous » de bien vouloir respecter la souveraineté de notre organisation dans sa prise de décisions ainsi que l’avis très majoritairement exprimés par nos militants. Ni la liste « La commune est à nous » ni aucun de ses membres ne peuvent invoquer une quelconque appartenance à la France insoumise.

 

De même nous demandons cordialement et respectueusement aux médias locaux de bien vouloir tenir compte de cet état de fait, il en va de la bonne information des électrices et électeurs en cette période de campagne officielle.

 

 

La rotation des élus de La commune est à nous ! , gage d’une forte implication

 

En dehors de quelques commentaires informels, aucun discours n’a été prévu pour présenter les colistiers. Ceux qui ont pu se libérer ne se sont pas déplacés en vain… Et se sont prêtés à une mise en scène ayant vocation à expliquer le système de rotation des élus, l’une des mesures phares de La commune est à nous ! Selon ce principe, les élus ne resteront pas plus de deux ans en place.

 

 

 

Un moyen d’en finir avec les élus « propriétaires de leurs mandats, confortablement installés dans leurs sièges, qui votent mécaniquement pendant six ans toute une série de délibérations ». La rotation de plusieurs élus sur un même mandat, gage d’une plus forte implication ? Bruno de Lescure le soutient : « À partir du moment où vous n’êtes là que pour deux ans, vous vous investissez et vous participez vraiment (…) »

[…]

La suite du contenu est réservé aux abonnés

Connectez vous…

Veuillez vous connecter pour accéder à cette page.
S'inscrire

 

…ou choisissez votre abonnement ci-dessous !

commentez lire les commentaires
3820 visites | 1 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 1
  1. En regard de ces anarcho-archaïques, Eric Piolle fait figure de disruptif macronien.

    sep article