Classement de Shanghai 2019 : l’UGA intègre le Top 150… et Grenoble INP fait son apparition

sep article

 

EN BREF — Scruté chaque année par les établissements universitaires, le classement de Shanghai 2019 fait progresser l’Université Grenoble-Alpes du “Top 200” au “Top 150” des universités mondiales. Une première pour l’UGA… même si Joseph-Fourier avait déjà, en son temps, intégré le classement au même niveau. Pour la (vraie) première fois en revanche, Grenoble INP fait son apparition dans le classement.

 

 

C’est une (presque) pre­mière : l’Université Grenoble-Alpes (UGA) fait son entrée dans le “Top 150” du clas­se­ment de Shanghai. Comme chaque année, l’université chi­noise Jiao-tong éta­blit un clas­se­ment mon­dial des éta­blis­se­ments uni­ver­si­taires, en se basant sur dif­fé­rents de cri­tères, tels que la quan­tité de publi­ca­tions, les per­son­na­li­tés com­po­sant le corps ensei­gnant… ou encore le nombre de Prix Nobel ou Médailles Fields parmi les anciens élèves.

 

Le campus de l'Université Grenoble-Alpes © Florent Mathieu - Place Gre'net

Le cam­pus de l’Université Grenoble-Alpes. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

La pré­sence de l’UGA au sein du clas­se­ment n’est pas une nou­veauté : dès sa créa­tion, l’Université figu­rait dans la tranche 151 – 200 du clas­se­ment. C’est tou­te­fois la pre­mière fois qu’elle rejoint la tranche 101 – 150. À noter que trois éta­blis­se­ments fran­çais la pré­cèdent : Paris-Sud, la Sorbonne et l’École nor­male supé­rieure. Et que trois autres figurent à ses côtés au sein de la tranche 101 – 150 : Aix-Marseille, Strasbourg et Paris-Diderot.

 

 

L’apparition de Grenoble INP dans le classement

 

Pour autant, la « pre­mière » est avant tout tech­nique. Avant la fusion de ses trois com­po­santes dans l’en­tité UGA, l’Université Joseph-Fourier (Grenoble‑I) a tou­jours figuré dans le fameux clas­se­ment. À par­tir de 2003 et jus­qu’en 2016, son nom se trou­vait dans la liste, géné­ra­le­ment au sein de la fameuse tranche 151 – 200. Mais il a bien figuré dans la tranche 101 – 150 en 2012, 2013 et 2014… avant d’être “rétro­gradé” les années sui­vantes.

 

Pour la première fois, Grenoble INP fait son apparition dans le classement général de Shanghai © fondation Grenoble INP

Pour la pre­mière fois, Grenoble INP fait son appa­ri­tion dans le clas­se­ment géné­ral de Shanghai. © fon­da­tion Grenoble INP

 

Et si la vraie “pre­mière” du clas­se­ment de Shanghai 2019 n’é­tait pas la pro­gres­sion, remar­quable, de l’UGA… mais l’ap­pa­ri­tion de Grenoble-INP ? Pour la pre­mière fois depuis 2003, l’Institut poly­tech­nique de Grenoble intègre en effet le clas­se­ment mon­dial en fai­sant son appa­ri­tion dans la tranche 601 – 700.

 

UGA comme INP s’é­taient déjà dis­tin­gués dans le clas­se­ment par dis­ci­plines, tra­di­tion­nel­le­ment publié plus tôt dans l’an­née par l’u­ni­ver­sité Jiao-tong. L’Université Grenoble-Alpes figu­rait ainsi dans le clas­se­ment de 37 caté­go­ries (sur 54), et Grenoble-INP dans 19 d’entre elles. Une troi­sième école gre­no­bloise n’é­tait pas en reste : Grenoble École de mana­ge­ment se trou­vait éga­le­ment dans le clas­se­ment, dans les caté­go­ries mana­ge­ment et admi­nis­tra­tion des affaires.

 

 

Un classement régulièrement critiqué

 

S’il est volon­tiers scruté par les uni­ver­si­tés, le clas­se­ment de Shanghai ne manque jamais de sus­ci­ter des cri­tiques, notam­ment sur les cri­tères rete­nus pour l’é­ta­blir. Les modes mêmes de cal­cul rete­nus par l’u­ni­ver­sité chi­noise favo­ri­se­raient ainsi lar­ge­ment les éta­blis­se­ments amé­ri­cains ou bri­tan­niques. Ceux-ci trustent effec­ti­ve­ment lar­ge­ment le clas­se­ment : son “Top 15” affiche douze dra­peaux états-uniens et trois Union Jack.

 

Patrick Lévy, président de l'Université Grenoble-Alpes. DR

Patrick Lévy, pré­sident de l’Université Grenoble-Alpes. DR

 

Dans les colonnes du Monde, le cher­cheur Hugo Harari-Kermadec éreinte encore le clas­se­ment de Shanghai, en met­tant en avant la dimen­sion inéga­li­taire de l’exer­cice qui favo­rise les uni­ver­si­tés accueillant les élèves les plus aisés. Et ins­taure « une logique de concur­rence et de ratio­na­li­sa­tion éco­no­mique, au détri­ment de l’esprit de ser­vice public et des mis­sions aca­dé­miques » au sein du sys­tème uni­ver­si­taire fran­çais.

 

Hugo Harari-Kermadec juge par ailleurs que le clas­se­ment a entraîné « des choix poli­tiques, comme des regrou­pe­ments uni­ver­si­taires par­fois arti­fi­ciels ». L’UGA a‑t-elle les oreilles qui sifflent ? Son pré­sident Patrick Lévy salue en tout cas des « résul­tats très satis­fai­sants (…), quelles que soient les spé­ci­fi­ci­tés et les limites du clas­se­ment ». Et estime qu’ils « vont dans le sens de la construc­tion en cours du site uni­ver­si­taire et de l’ac­crois­se­ment de sa visi­bi­lité inter­na­tio­nale ».

 

Florent Mathieu

 

Ouverture Musée Champollion
commentez lire les commentaires
4659 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.