Problèmes de voirie, de déchets… la Métro met à disposition un site de démarches en ligne

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FOCUS — Réaliser ses démarches en ligne ou signaler des problèmes de voirie ou de ramassage des déchets depuis son ordinateur ou smartphone ? Les métropolitains ont désormais cette possibilité via la plateforme de démarches en ligne de Grenoble-Alpes Métropole. Lancé à l’automne 2018, le site se complète au fur et à mesure tandis que la collectivité en fait activement la promotion.

 

 

« Rapprocher les citoyens et les usa­gers de leurs ins­ti­tu­tions et per­mettre de résoudre les ques­tions de proxi­mité aux­quelles ils sont confron­tés ». Tels sont, pour le pré­sident de Grenoble-Alpes Métropole, les « enjeux fon­da­men­taux » de la pla­te­forme de démarches en ligne mise à la dis­po­si­tion des usa­gers par la col­lec­ti­vité. Un site lancé à l’au­tomne 2018 mais que la Métro a pris le temps de per­fec­tion­ner avant de pro­mou­voir, notam­ment via les réseaux sociaux.

 

De gauche à droite : Georges Oudjaoudi, Chritsophe Ferrari, Claire Kirkyacharian et Ludovic Bustos présentent le site de démarches en ligne de la Métro. © Florent Mathieu - Place Gre'net

De gauche à droite : Georges Oudjaoudi, Christophe Ferrari, Claire Kirkyacharian et Ludovic Bustos pré­sentent le site de démarches en ligne de la Métro. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Le prin­cipe du site Web ? Regrouper dans un même espace les dif­fé­rentes démarches de la vie quo­ti­dienne des métro­po­li­tains : deman­der un loge­ment social, une auto­ri­sa­tion de sta­tion­ner en cas de démé­na­ge­ment, com­man­der un com­pos­teur, accé­der aux offres d’emploi ou de stage de la Métropole… ou même signa­ler un acte de dis­cri­mi­na­tion. En tout, la pla­te­forme numé­rique pro­pose une tren­taine de ser­vices.

 

 

La proximité et l’e-administration en question

 

Les for­ma­li­tés admi­nis­tra­tives ne sont cepen­dant pas les seules fonc­tion­na­li­tés du site. Celui-ci per­met éga­le­ment de s’a­dres­ser aux équipes métro­po­li­taines pour obte­nir des ren­sei­gne­ments, mais aussi de signa­ler des pro­blèmes obser­vés sur la voi­rie ou dans le trai­te­ment des déchets. Un ser­vice qui consti­tue l’élé­ment-clé de la com­mu­ni­ca­tion de la Métro.

 

Christophe Ferrari et Claire Kirkyacharian © Florent Mathieu - Place Gre'net

Christophe Ferrari et Claire Kirkyacharian. © Florent Mathieu – Place Gre’net

« Nous vivons dans une période de plus en plus connec­tée : les usa­gers ont par­fois envie de signa­ler des choses tout de suite et il nous fal­lait fabri­quer cet outil de rela­tion citoyen », explique encore Christophe Ferrari. Qui prône « la moder­ni­sa­tion des pro­ces­sus de fonc­tion­ne­ment dans une logique de e‑administration », tout en per­met­tant d’a­mé­lio­rer les délais comme la qua­lité des réponses.

 

En charge du pro­jet, la vice-pré­si­dente de la Métro Claire Kirkyacharian insiste sur la dimen­sion de proxi­mité offerte par le nou­vel outil. « Nos conci­toyens crai­gnaient, au moment de la créa­tion de la Métropole, que nous nous éloi­gnions d’eux en tant qu’é­lus, alors que jus­te­ment, tout de suite, notre enjeu a été de faire en sorte que la proxi­mité soit là », com­mente-t-elle. Un mes­sage pro­ba­ble­ment oppor­tun à quelques mois de la fin de la man­da­ture métro­po­li­taine.

 

 

Plus de 2 500 problèmes de voirie signalés

 

Les pre­miers résul­tats de ce nou­veau mode de signa­le­ment ? Fin mai 2019, soit après plus de six mois de mise en ser­vice, 2 530 avaient été signa­lés par des citoyens, indique Ludovic Bustos, vice-pré­sident délé­gué aux Espaces publics et à la Voirie. La pla­te­forme per­met en outre à l’u­ti­li­sa­teur de géo­lo­ca­li­ser depuis son smart­phone le point pro­blé­ma­tique ou d’a­jou­ter des pho­tos, faci­li­tant gran­de­ment le tra­vail des équipes.

 

Le site permet de géolocaliser l'emplacement du problème signalé.

Le site per­met de géo­lo­ca­li­ser l’emplacement du pro­blème signalé.

 

Le délai de trai­te­ment des signa­le­ments est pour sa part variable, note Ludovic Bustos. Ainsi, les pro­blèmes de voi­rie sus­cep­tibles de nuire à la sécu­rité des rive­rains peuvent être trai­tés dans la jour­née, lorsque d’autres demandes néces­sitent un tra­vail en com­mun avec les muni­ci­pa­li­tés concer­nées et plu­sieurs semaines de mise en place. « En moyenne, nous sommes sur des délais d’un mois avec dif­fé­rents niveaux de réac­ti­vité », conclut le vice-pré­sident.

 

 

Un « changement de vie » pour le service des déchets

 

Pour ce qui est des déchets, Georges Oudjaoudi vante un « chan­ge­ment de vie ». Le vice-pré­sident à la Collecte et la valo­ri­sa­tion des déchets se rap­pelle de demandes impré­cises assor­ties d’un suivi com­pli­qué à mettre en œuvre. « Le dis­po­si­tif a per­mis de cla­ri­fier la façon de répondre à l’in­té­rieur du ser­vice, la prise en compte de la demande et la façon de la trai­ter : cela contri­bue à la démarche qua­lité », se réjouit-il.

 

La Métropole de Grenoble présente sa plateforme de démarches en ligne qui permet notamment de signaler en direct les problèmes de voirie ou de déchets.L'application permet de signaler des dépôts sauvages d'encombrants, comme ici rue Gabriel-Péri à Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

L’application per­met de signa­ler des dépôts sau­vages d’en­com­brants, comme ici rue Gabriel-Péri à Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Le suc­cès semble en effet au ren­dez-vous : tou­jours selon les chiffres de mai 2019, 15 % des 2 600 demandes adres­sées au ser­vice des Déchets de la Métro pro­ve­naient de la pla­te­forme numé­rique. Et l’ap­pli­ca­tion arrive à point nommé, selon Georges Oudjaoudi : « Nous sommes en train de pas­ser à des chan­ge­ments impor­tants en ajou­tant la col­lecte des déchets ali­men­taires… Vous ima­gi­nez l’af­flux de ques­tion­ne­ments sur ce nou­veau geste de tri ! »

 

Quels délais de réponse ? Moins de deux jours pour les demandes, moins de trois jours pour le trai­te­ment des pro­blèmes, assure le vice-pré­sident. « Ce n’est pas encore le para­dis, mais nous sommes quand même dans un che­mi­ne­ment qui n’a rien à voir avec ce que nous avions il y a six mois ! », ajoute-t-il.

 

Hélas, si l’ap­pli­ca­tion per­met de signa­ler les dépôts sau­vages de déchets, elle ne per­met pas de lut­ter contre leur pro­li­fé­ra­tion, notam­ment sur le ter­ri­toire de Grenoble.

 

Florent Mathieu

 

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